Déni

Jacaranda

Facebook et Instagram, des réseaux sociaux qui nuisent à la santé mentale des 14 à 24 ans ! Voilà qui ne manquera pas de faire rire nos ados et jeunes de cette tranche d’âge. Eux-mêmes qui ont le nez collé à l’écran de leur smartphone dès que l’occasion le permet. C’est-à-dire, à longueur de journée, et souvent, la nuit aussi. « Facebook et Instagram, mauvais pour la santé mentale ? Peut-être les autres, pas moi ! ».

Déni  

Et quand on leur sort qu’une étude très sérieuse menée par des spécialistes britanniques du Royal Society for Public Health sur le phénomène des réseaux sociaux chez les 14 à 24 ans,  démontre ces impacts négatifs, il y a fort à parier que nombre d’entre eux auront du mal à l’admettre. « C’est peut-être les autres, mais pas moi ! ». L’étude qui a scruté cinq réseaux sociaux qui comptent les plus grand nombre d’utilisateurs au monde (Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat et Youtube) a conclu que quatre d’entre eux – seul Youtube n’en fait pas partie – causent des dommages sur les jeunes de 14 à 24 ans en matière de santé mentale et de bien-être. Anxiété, troubles du sommeil, dépression, sentiment de solitude, en sont les principales manifestations. Mais face à cela, on dira : « Moi, anxieux à cause d’Instagram ? Jamais ! ».

Le problème résiderait surtout dans l’image. Celle du corps. Bref, le paraître. Certains réseaux sociaux principalement basés sur l’image, comme Instagram, peuvent susciter chez les jeunes de moins de 25 ans, les plus nombreux à les utiliser, un sentiment d’infériorité face à des flux de photos et d’images aussi sublimes les unes que les autres – parfois retouchées !- et dans lesquelles beaucoup d’entre eux ne s’identifient pas. Mais allez expliquer cela à des jeunes inconditionnels d’Instagram et de Facebook, ce sera le déni assuré. Du moins, les jeunes à qui la question a été posée ont répondu sans hésiter que rien de tout cela ne les concerne. Ils n’ont aucun problème de santé mentale, ni sentiment d’infériorité. Et quand des adolescents et adolescentes se mettent à se comparer physiquement à d’autres, vus sur Instagram ou sur Facebook, et vont jusqu’à ne pas se trouver « à la hauteur » quand ils ne parviennent pas à leur ressembler, à s’habiller comme eux, à être aussi « stylés », il n’y a là aucun problème de santé mentale. Juste un « très » léger mal être, rien de bien grave… « C’est peut-être les autres, pas moi ! ». Ces chercheurs britanniques du Royal Society for Public Health ont certainement dû se tromper… 

Hanitra R.

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    Merci à l’objectivité de l’article. Utiliser des anecdotes pour extrapoler sur l’ensemble des jeunes, c’est sûr que c’est bien à la hauteur d’un article sur une étude qui elle est sérieuse et se prévaut de tout jugement non scientifique ou constructif. C’est bien la mentalité des « adultes » de ce pays qui n’a de cesse que d’invectiver les « jeunes » à longueur de journée.

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