Insécurité : l’appel au secours des citoyens


Pour les citoyens, ce n’est plus une simple plainte. C’est aujourd’hui un véritable appel au secours qu’ils adressent à l’Etat censé les protéger. Aujourd’hui, il n’est presque plus possible de sortir sans risquer de se faire détrousser ou pire d’être poignardé ou blessé par arme à feu. La peur est présente partout et les autorités ne peuvent pas se dégager de leurs responsabilités. Elles doivent agir sous peine de voir croître ces réactions incontrôlées, que l’on appelle vindicte populaire.

Insécurité : l’appel au secours des citoyens

Les autorités au plus haut niveau n’ont pas cessé ces derniers temps d’évoquer la situation dramatique vécue par la population et ont multiplié les réunions pour définir une stratégie de combat contre l’insécurité. Les annonces se sont succédé, mais le calvaire des citoyens n’a pas été amoindri. Bien au contraire, les malfaiteurs se sont enhardis et le nombre d’agressions dans les rues de la Capitale n’a pas diminué. Les actes de banditisme de haut vol comme les kidnappings ont dangereusement augmenté ces derniers temps. Les personnes kidnappées ont été relâchées sans que leurs ravisseurs aient été arrêtés. Ce qui était plutôt embarrassant pour les services de police, un soupçon de versement de rançon étant évoqué. Le rapt récent du propriétaire d’un grand hôtel de la ville qui s’est déroulé au vu et au su de tout le monde ne fait qu’augmenter la défiance des citoyens envers les autorités. Cela peut donner des idées à tous les bandits en quête d’argent facile. L’enlèvement dont a été victime un couple de commerçants fortunés à Ivato a tout de suite été commenté sur les réseaux sociaux. L’affaire a été heureusement résolue, mais un début de psychose s’est installé. Sans parler de cette attaque à main armée qui a eu lieu à Sabotsy Namehana et qui a entraîné mort d’homme.  On pourrait continuer à parler de toutes les autres agressions qui ont eu lieu ce week-end. L’Etat doit réagir et il doit le faire dans l’urgence avant qu’il ne soit trop tard.

Patrice RABE

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