Le reflexe corporatiste des députés

Le passage des membres du gouvernement à l’Assemblée nationale n’a, jusqu’à présent, pas été marqué par débats passionnés. Les députés n’ont trouvé  rien à redire sur la loi rectificative et l’ont votée comme un seul homme. Mais le corporatisme des membres de la Chambre basse devrait revenir en force avec la mise en cause d’un des leurs. Ces derniers font bloc autour d’un des leurs et vont se liguer contre le ministre de la Justice.

Le reflexe corporatiste des députés

Nous ne parlerons pas  des charges pesant sur ce député qui se dit victime d’harcèlement, mais  il semble rattrapé par ses actes passés. Ses pairs  ont décidé de le soutenir et ont pris fait et cause pour lui. Ils abondent dans son sens et affirment qu’une demande de levée de son immunité parlementaire est nécessaire. Ils sont donc très remontés contre le ministre de la Justice qu’ils ont décidé de clouer au pilori. Ce membre du gouvernement est, en ce moment la cible de toutes les critiques. L’affaire Razaimamonjy  l’a mis en lumière après ses interventions. Les magistrats l’ont également ciblé et n’ont pas hésité à le fustiger. Les greffiers ont discuté directement avec le premier ministre et ont décidé de cesser leur mouvement  de grève après avoir reçu certaines assurances de ce dernier. Maintenant le voilà dans le collimateur des députés. Néanmoins ce feu croisé des parlementaires n’exonère pas pour autant leur collègue qui est poursuivi par la Justice. C’est vrai que les membres de la Chambre basse bénéficient de l’immunité parlementaire et  sont donc protégés par elle. Mais depuis que des actions ont été entamées pour lutter contre les malversations et les abus de pouvoir de toutes sortes, l’opinion est particulièrement sensible à la moralisation de la vie politique. Le combat mené par les députés risque de paraître mal venu dans le contexte actuel. Les questions touchant les difficultés rencontrées par la population dans leur vie quotidienne ne sont pas débattues avec  autant de hargne.

Patrice RABE

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