Nécessité d’une prise de conscience des citoyens

Madagascar, 57 ans après sa déclaration d’indépendance, a  son avenir derrière elle. Le jugement est sévère, mais il est tout à fait réaliste. Alors que la Grande île était une des nations africaines les plus prospères dans les années soixante, elle est aujourd’hui dans le peloton de queue des pays d’un continent qui a beaucoup de mal à décoller économiquement. Plus  que jamais, le pays a besoin d’un sursaut, pour ne pas dire d’une réaction d’orgueil de ses citoyens pour remonter la pente.

Nécessité d’une prise de conscience des citoyens

Pour ceux qui étaient enfants, adolescents ou jeunes adultes dans les années soixante, il reste le souvenir d’une période très heureuse. La vie était relativement facile et malgré l’omniprésence du parti PSD dans le quotidien des Malgaches, ces derniers ne se sentaient pas particulièrement oppressés par le régime du président Philibert Tsiranana. L’émancipation de l’ancienne  puissance coloniale et la révision des accords de coopération ont fait connaître au pays deux années de turbulence qui ont abouti à ce régime socialiste de Didier Ratsiraka. Madagascar a commencé alors sa lente descente et a connu après plusieurs crises dont elle se remet encore très difficilement aujourd’hui. Cela appartient au passé et il appartient à la génération actuelle de remonter la pente. Et pourtant, on a l’impression que la Grande île a toutes les peines du monde à sortir du marasme qu’elle connaît. La classe politique actuelle et en particulier les membres du régime en place ne trouvent pas grâce aux yeux d’une population devenue à force de déception complètement désabusée. Malgré cela, de nombreux citoyens  arrivent à prendre la mesure d’une situation qui échappe petit à petit aux dirigeants actuels. Ils gardent le secret espoir d’une prise de conscience qui permettra de stopper cette lente chute. Cela n’est cependant pas inexorable. La lutte contre la corruption et la bonne gouvernance doivent s’installer. La  remontée du pays est à ce prix.

Patrice RABE

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