Pauvreté, insécurité et crise de confiance

Madagascar est encore dans  un état de pauvreté absolue. Et ce ne sont pas les actions de communication réalisées à travers les supports de communications (journaux, télévisions, réseaux sociaux) inféodés  au HVM qui pourront démontrer  le contraire.

Pauvreté, insécurité et crise de confiance

Chaque jour que Dieu fait, on assiste à cette paupérisation constante de la population malgache. A cela s’ajoute cette insécurité grandissante aussi bien en ville que dans les campagnes, ou encore sur les routes nationales, où les bandits de grand chemin détroussent les passagers des transports en commun. Et tout cela, dans une quasi-impunité puisque faute de moyens humains, matériels et financiers suffisants  et malgré leur volonté, les forces de l’ordre ne peuvent pas faire grand-chose. Les bailleurs de fonds font,  chaque fois que l’occasion se présente, des efforts pour aider le pays à mettre fin à  cette situation générale de  pauvreté et d’insécurité. Lors de la présentation, hier du nouveau cadre de partenariat pays de la Banque mondiale, il a été, d’ailleurs, de nouveau question de la nécessité absolue de renforcer la résilience des populations et de promouvoir une croissance inclusive afin de permettre une avancée nette dans la lutte contre la pauvreté. Les bailleurs de fonds sont prêts et s’activent pour sortir Madagascar de cette pauvreté.   Ils estiment  que pour avoir une croissance inclusive et durable, il faut avant tout veiller à ce que les populations aient un bon départ dans la vie dès leur plus jeune âge, qu’elles soient plus productives grâce à des investissements en infrastructures, un meilleur accès à la finance et un meilleur climat des affaires pour les petites et moyennes entreprises. L’une des conditions pour parvenir à ces objectifs de retour à la croissance est la mise en place d’une gouvernance administrative, économique et politique, soutenue par des institutions nationales et locales fortes. Mais la question qui se pose est de savoir si les dirigeants actuels fournissent effectivement des efforts pour y arriver. Car au point où on en est actuellement, la grande majorité de la population n’a plus confiance en ce régime qui n’arrive pas à la sortir du marasme socioéconomique. Une crise de confiance sans précédent.

R.Edmond.

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