Lutte contre l’insécurité : obligation de résultats


Jacaranda

C’est l’urgence et même l’extrême urgence du moment. La lutte contre l’insécurité est le devoir impératif du régime s’il veut retrouver son crédit auprès de la population. La présentation du plan national de la réforme du secteur de la sécurité est une étape importante de cette volonté de retour à la quiétude tant espérée par la population. Il doit être suivi d’effets dans les plus brefs délais pour une véritable confiance de tous les citoyens.

Lutte contre l’insécurité : obligation de résultats

Les annonces du président de la République et du chef du Gouvernement qui se sont multipliées ces derniers mois n’ont pas eu l’effet escompté auprès de la population. Leur volonté de prioriser la lutte contre l’insécurité semblait s’apparenter à ces nombreuses déclarations d’intention qui se sont multipliées durant le quinquennat. On ne peut pas douter de leur désir d’en finir avec cette véritable plaie qui gangrène la société malgache. Mais en dépit des paroles de compassion prononcées, le constat d’une certaine impuissance des autorités devant ces attaques à main armée et ces braquages à répétition a fini par ruiner le crédit du régime. Le mal est si profond qu’il nécessite une refonte totale du système sécuritaire. Aujourd’hui, un véritable projet a donc été élaboré. Il suit une stratégie faite avec méthode et a bénéficié des conseils d’experts internationaux. La cérémonie de remise du document y afférent au chef de l’Etat s’est faite en grandes pompes au CCI Ivato en présence des représentants de la communauté internationale. Elle marque donc le coup d’envoi de cette véritable guerre menée par les forces de l’ordre contre les malfaiteurs. Dorénavant, on peut espérer voir un retour à la normale dans les quartiers des grandes agglomérations. Les citoyens vont cependant être dans l’expectative car l’attente a été très longue. Ils verront à l’œuvre les responsables et les jugeront sur les actes qu’ils accompliront. A présent, il y a une obligation de résultat.

Patrice RABE

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