Pari à Paris

Jacaranda

Le HVM et le TIM ont réuni à tour de rôle et chacun de son côté, les membres de la diaspora en France où les deux formations politiques menaient une campagne avant la lettre quoique le droit de vote ne soit pas acquis pour les Malgaches de l’étranger.

Pari à Paris

De retour de la Conférence Economique de Rome, les barons du HVM ont fait escale à Paris mercredi dernier. Le temps d’organiser une réunion dans le XIIIe arrondissement où l’on rencontre plus d’Asiatiques que de Malgaches. Ceci expliquant cela, les « Cravates bleues » de France n’étaient pas légion ce soir-là à descendre du RER C ou des lignes 5, 6 et 7 du métro qui se croisent Place d’Italie, pour rejoindre l’hôtel Campanile où les attendaient Rivo Rakotovao et d’autres membres du bureau national. A croire que le HVM aime faire des réservations sur cette chaîne d’hôtels qui avait déjà abrité la réunion du 7 mars 2015. Plus de deux ans après, le menu a peu ou prou changé avec les affaires nationales en entrée froide ou chaude (c’est selon), avant le plat de résistance qu’est la Constitution. La question posée ce soir-là avant même un éventuel référendum, était la suivante : faut-il Oui ou Non réviser la loi fondamentale ? Tout particulièrement l’article 47 relatif à l’obligation de démission du président candidat quand bien même le problème serait réglé avec l’accession programmée du numéro Un du HVM au perchoir de la Chambre haute. D’ailleurs, après l’installation de leur chef à Anosikely ce jour, les cadres du parti au pouvoir vont se réunir dans un endroit qui reste à déterminer. En tout cas, ce ne sera pas dans un hôtel Campanile car cette enseigne n’existe pas à Tana, fut-elle de milieu de gamme. Au moins, ses détracteurs ne pourront pas dire que les caciques du HVM descendent dans des palaces sans pour autant dormir à la belle étoile lorsqu’ils sont de passage en France. Et où ils n’ont pas pu faire interdire par le Préfet de Police de Paris, la célébration du 15e anniversaire du TIM. C’était samedi dernier à Athis-Mons, dans le département de l’Essonne où « Ramose » a dressé un tableau noir de la situation dans la Grande Ile devant les militants et sympathisants du « Tiako I Madagasikara » en …France. Ces derniers sont contre un second « ni… ni… » et sollicitent la candidature de l’ancien président qui a fait, comme le HVM,  le pari de réunir la diaspora à Paris.

R. O

Telma Fibre Vibe

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  1. La DIASPORA ?: Elle n’est et ne peut être une véritable « Force sociale ». 90% d’entre eux sont d’origine sociale « petite-bourgeoise urbaine » et leur situation sociale actuelle, ainsi que leurs « intérêts de classe  » tendent de plus en plus vers la prolétarisation. La classe moyenne dite « petite-bourgeoise » est une classe de passage ou de transition, à l’exemple de la classe paysanne pauvre et moyenne. aujourd’hui ( paupérisation et exode rural). Ces 2 classes sociales sont donc vouées à disparaître de la scène de l’histoire politique de la Lutte des classes à M/scar. Feu jacques Rabémananjara disait : « le peuple malagasy n’est qu’un peuple de révoltés et non révolutionnaires, à l’instar du Peuple chinois ou viet-namien,etc! »

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