Les premières réactions du pouvoir face aux hausses


Jacaranda

Le  pouvoir a décidé de réagir après l’avalanche de critiques qui s’est abattu sur lui, ces derniers jours. Le Premier ministre en personne a voulu démontrer en descendant  au marché d’Anosibe qu’il n’y a pas péril en la demeure et que les Malgaches ne vont pas mourir de faim. Un premier pas a été fait, mais la population attend d’autres gestes forts pour que soit rétablie une confiance en train de s’effriter.

Les premières réactions du pouvoir face aux hausses

Le train de hausses de ces  derniers  temps a traumatisé des citoyens qui se sont très vite retrouvés sans ressource. Ces derniers se sont vite tournés vers les dirigeants pour qu’ils amoindrissent les conséquences de cette flambée des prix. Les responsables ne sont pas restés inactifs, mais l’impression de l’opinion fut très mitigée car les résultats ne se sont pas faits sentir dans le panier des ménages. Les Malgaches qui ont toujours été  patients ont commencé à récriminer. Il n’en pouvait pas être autrement devant cette cherté de la vie qui les  a totalement mis sur la paille. Pour amoindrir les effets négatifs de cette flambée des prix, les autorités  ont annoncé des importations massives de riz. Leur impact sur l’opinion ne s’est pas fait sentir car cette dernière s’est surtout focalisée sur les 2 500 ariary et plus du « makalioka ». Les consommateurs n’ont pas accordé d’importance à ces stocks en abondance sur le marché. Le Premier ministre a donc décidé de faire un geste fort, en faisant une descente médiatisée sur le marché d’Anosibe. Il a fait parler les grossistes qui ont assuré que les Malgaches ne devaient pas s’inquiéter. On a vu des prix très abordables. La population devrait donc de ce côté être rassuré et ne plus craindre de pénurie. Mais même si ses appréhensions sont calmées dans ce secteur, ses difficultés ne sont pas pour autant terminées. Les autres produits ont connu la même flambée des prix. Des solutions doivent être trouvées pour permettre aux Malgaches de  sortir la tête hors de l’eau.

Patrice RABE

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