Le moral des Malgaches au plus bas en ce moment


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara

A une quinzaine de jours de Noël, les Malgaches n’ont visiblement pas le cœur à la fête et pourtant, en cette période de l’année, il est de coutume de penser à la manière dont on va célébrer la nuit de la nativité. Aujourd’hui, on ne peut plus penser à faire des courses en prévision des bons moments à passer en famille. La vie est dure pour la majorité de la population qui se prépare à une fin d’année pénible.

Le moral des Malgaches au plus bas en ce moment

L’humeur des Malgaches est à l’image de ce temps maussade qui règne en ce moment. Malgré les propos lénifiants de nos dirigeants, la conjoncture ne prête pas à sourire. La campagne de communication faite en ce moment pour montrer que des efforts sont faits pour amoindrir les effets de la flambée des prix n’arrive pas à convaincre totalement la population. C’est avec un sourire un peu crispé que cette dernière découvre le prix des produits sur les étals des marchés. Le panier de la ménagère a beaucoup de mal à se remplir à cause de ce pouvoir d’achat ayant beaucoup baissé. Ceux qui étaient considérés comme des privilégiés et faisaient partie de la classe moyenne se considèrent comme pauvres car ils ont beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts. Pour eux comme pour la plupart de leurs concitoyens, il n’est plus question de penser à épargner car l’argent en leur possession suffit à peine à subvenir à leurs besoins quotidiens. Il n’est cependant pas question de se révolter et ils ruminent leur frustration en silence. A quinze jours de Noël, les nouvelles qui sont véhiculées par les organes de presse et par les stations de radio ne prêtent pas sourire. L’insécurité est toujours là et le phénomène tend même à s’amplifier. Les attaques à mains armées se multiplient et il est pratiquement impossible de sortir de chez soi sans craindre de devenir la cible de ces détrousseurs. Les Malgaches aujourd’hui, n’ont pas le moral et si leurs dirigeants, ne réagissent pas, ils n’oublieront pas ce qui est en train de leur arriver en ce moment.

Patrice RABE


Share This Post

One Comment - Write a Comment

  1. et dire qu’il y a quelques décennies, ce furent les Africains francophone, les reunionnais et les maurciens qui nous enviaient et qui venaient à madagascar pour se soigner et étudier……en fait, ayant la trentaine, j’ai beaucoup de mal à imaginer ce que fut ce pays, notre pays d’antan….

Post Comment