Une population cherchant à oublier un avenir incertain


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara

Ce week-end de Noël a été certainement un des plus fous de cette année 2017. Les Malgaches n’ont voulu penser qu’à la fête et ont tout fait pour oublier  cet avenir incertain les attendant. Samedi dernier, on avait l’impression que toute la population était sortie pour faire des emplettes. Elle a oublié en l’espace de ces trois jours que de grandes difficultés attendent la nation en 2018.

Une population cherchant à oublier un avenir incertain

A voir Analakely et toutes les grandes artères de la capitale, un observateur étranger aura eu l’impression de la joyeuse cohue d’une foule toute à son envie de consommer. Comme toutes les grandes villes du monde, les Tananariviens voulaient un réveillon de Noël dans la joie et dans la prospérité. Ils ont voulu oublier  l’inflation et la vie chère et ont dépensé le peu d’argent qu’ils avaient pour se donner l’illusion de faire la fête. Aujourd’hui, ils vont commencer à revenir sur terre, en retrouvant les difficultés de la vie quotidienne. Ils vont retrouver les combines politiques des uns et des  autres. En fait, la population, dans sa grande majorité, est  très peu au fait des subtilités de cette politique politicienne qui est en train de conditionner l’avenir de notre pays. Le régime poursuit son objectif  sans se soucier des interpellations de différents partis et des membres de la société civile. Les analystes émettent des avis très critiques sur la démarche des cadres du parti HVM. Ils parlent d’une fuite en avant. Certains d’entre eux avancent que les têtes pensantes de ce parti manœuvrent  pour écarter les adversaires du président actuel. D’autres avancent qu’ils veulent  imposer un référendum constitutionnel et reculer  l’élection présidentielle de  2018. Un confrère a parlé dans un article parfaitement argumenté de l’inéligibilité du chef de l’Etat. Le débat politique est donc bien lancé et la situation va devenir de plus en plus tendue dans les jours, dans les semaines voire dans les mois qui viennent.

Patrice RABE


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