Tentative de conciliation amorcée par le régime


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara

Dans le contexte actuel, faire cavalier seul et imposer sa loi ne peuvent que mener à une impasse. Le régime semble en être conscient et l’attitude conciliante du premier ministre montre que la toute puissance dont il croit disposer ne peut lui permettre d’imposer toutes ses vues. Les propos que le chef du gouvernement a tenus hier montrent que le pouvoir cherche un compromis, mais nul ne sait jusqu’où il est prêt à aller pour calmer une tension en train de monter.

Tentative de conciliation amorcée par le régime

Ce n’est pas la première fois que le premier ministre appelle à la concertation ; Il l’avait fait auparavant déjà après les interpellations des partis politiques demandant que l’on tienne compte de leurs suggestions à propos du projet de loi de révision de la Constitution devant être présenté au parlement. Ce projet avait été adopté en conseil des ministres, mais n’avait été vu par personne. L’opposition et les membres de la société civile avaient eu l’impression d’être floués, puisque le gouvernement n’avait tenu aucun compte de leurs observations. Force avait été de constater que les textes qui seraient présentés aux députés ne seraient pas amendés. L’attitude du parti au pouvoir faisait même preuve d’un certain dédain envers le reste de la classe politique. Des fuites ont permis de connaître la teneur du projet de loi qui allait être présenté à l’Assemblée nationale. Le tollé qui s’en est suivi n’a cependant pas freiné les partisans du régime dans la poursuite de leur objectif. Néanmoins, les plus sensés d’entre eux ont dû se dire qu’il n’était pas possible d’avancer en faisant l’unanimité contre eux. La communauté internationale a commencé à faire des remarques. Elle l’a fait avec diplomatie, mais  cela a provoqué un certain malaise au sein de l’Etat. Aujourd’hui, certains membres de l’exécutif se rendent compte qu’il est nécessaire de lâcher du lest. Bien que l’évocation du sujet lors du petit déjeuner de presse au Madagascar DLC hier par le premier ministre soit évasive, on se rend compte que l’attitude du pouvoir n’est plus aussi hermétique. Doit-on parler d’une tentative de rapprochement de points de vue avec le reste de la classe politique ? Pour le moment, on doit rester circonspect  car il ne s’agit que de simples paroles.

Patrice RABE


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