Un peu moins d’une semaine après la sortie du cyclone AVA de la Grande Ile, la population nage en plein désarroi. La compassion manifestée par le régime le week-end dernier semble avoir été passagère. Le déplacement fait par le président de la République à Toamasina n’a laissé qu’un souvenir fugace aux habitants de la ville du Grand Port. Depuis, c’est à peine si le bilan du passage d’AVA est évoqué ou plutôt c’est l’occasion de parler de reconstruction d’infrastructures aux normes pour éviter de pareils drames. Mettre en place un plan de reconstruction sérieux Les cyclones qui ont frappé la Grande Ile ont toujours provoqué toute une série de destructions. Et les aides apportées par la communauté internationale ont surtout servi à loger des sinistrés dans des camps de fortune et à les nourrir. Il n’y a pas eu de plan de reconstruction bien élaboré pour se prémunir contre les effets de ces météores qui traversent le pays tous les ans. Aujourd’hui, cela est évoqué par le chef de l’Etat dans son rendez-vous périodique avec les internautes. On prend acte donc de cette volonté affirmée de bâtir des infrastructures solides qui permettront de résister aux intempéries. Mais on se rend compte de l’immensité de la tâche à accomplir car les chantiers à mettre en place sont immenses. Didier Ratsiraka avait établi un programme de reconstruction de bâtiments anti cycloniques. Le travail avait été entamé, puis il n’y a pas eu de véritable suivi. Depuis, rien de sérieux n’a été fait. Les ouvrages reconstruits n’ont pas résisté aux assauts des cyclones. Il est donc temps de bâtir des bâtiments, de reconstruire des ponts et des routes pouvant tenir dans les conditions les plus difficiles. Maintenant, on peut se demander quelles sont les ressources qui vont être mobilisées pour concrétiser ces intentions. Pour le moment, il ne s’agit que de déclarations et on peut les mettre sur le compte de la propagande. Mais après tout, qui sait ? Tout le monde applaudira des deux mains si cela se réalise. Patrice RABE


Jacaranda

Un peu moins d’une semaine après la sortie du cyclone AVA de la Grande Ile, la population nage en plein désarroi. La compassion manifestée par le régime le week-end dernier semble avoir été passagère. Le déplacement fait par le président de la République à Toamasina n’a laissé qu’un souvenir fugace aux habitants de la ville du Grand Port. Depuis, c’est à peine si le bilan du passage d’AVA est évoqué ou plutôt c’est l’occasion de parler de reconstruction d’infrastructures aux normes pour éviter de pareils drames.

Mettre en place un plan de reconstruction sérieux

Les cyclones qui ont frappé la Grande Ile ont toujours provoqué toute une série de destructions. Et les aides apportées par la communauté internationale ont surtout servi à loger des sinistrés dans des camps de fortune et à les nourrir. Il n’y a pas eu de plan de reconstruction bien élaboré pour se prémunir contre les effets de ces météores qui traversent le pays tous les ans. Aujourd’hui, cela est évoqué par le chef de l’Etat dans son rendez-vous périodique avec les internautes. On prend acte donc de cette volonté affirmée de bâtir des infrastructures solides qui permettront de résister aux intempéries. Mais on se rend compte de l’immensité de la tâche à accomplir car les chantiers à mettre en place sont immenses. Didier Ratsiraka avait établi un programme de reconstruction de bâtiments anti cycloniques. Le travail avait été entamé, puis il n’y a pas eu de véritable suivi. Depuis, rien de sérieux n’a été fait. Les ouvrages reconstruits n’ont pas résisté aux assauts des cyclones. Il est donc temps de bâtir des bâtiments, de reconstruire des ponts et des routes pouvant tenir dans les conditions les plus difficiles. Maintenant, on peut se demander quelles sont les ressources qui vont être mobilisées pour concrétiser ces intentions. Pour le moment, il ne s’agit que de déclarations et on peut les mettre sur le compte de la propagande. Mais après tout, qui sait ? Tout le monde applaudira des deux mains si cela se réalise.

Patrice RABE

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