Une bataille judiciaire qui ne fait que commencer



Jacaranda

La fièvre qui a régné avant- hier à l’assemblée, n’est pas prête de retomber. Mais pour le régime, l’affaire est entendue.  Le Premier ministre a affirmé que c’est une victoire de la démocratie. La quatrième session extraordinaire de l’assemblée qui commence aujourd’hui, va permettre d’achever le processus entamé avec l’examen des lois électorales au Sénat. L’opposition n’a pas l’intention d’en rester là et a décidé de défendre ses positions  pied à pied.

Une bataille judiciaire qui ne fait que commencer

C’est bien une majorité de députés qui ont voté les textes de lois électorales présentés par le gouvernement. Bien que l’opposition conteste les conditions dans lesquelles se sont déroulées les opérations, les apparences sont sauvées. Les accusations de corruption faites par les députés contestataires sont réfutées par ceux de la majorité présidentielle criant  à la diffamation et demandant la production de preuves. L’affaire, dit-on, a été portée au Bianco par les parlementaires TIM, MAPAR et indépendants. On ne sait pas s’ils vont verser au dossier la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. Mais dans le cas d’espèce, ce genre d’argument peut être réfuté par les défendeurs pouvant arguer qu’il s’agit d’un faux. Néanmoins, le mal est fait et la majorité des internautes s’est forgé une opinion. L’affaire va suivre son cours sur le plan judiciaire. Mais c’est aussi sur le plan de la communication que la bataille va se poursuivre, car les représentants de l’opposition vont continuer leurs interventions sur les plateaux  de télévision et dans la presse écrite. Les articles litigieux de ces lois électorales ont commencé à être décortiqués par certains juristes. Cela contribue à éclairer l’opinion sur leur réalité. 0n sait qu’ils visent à écarter certains candidats ou à avantager ceux se présentant sous la bannière du régime. On sait que l’opposition va utiliser toutes les voies de recours et cette dernière espère voir leurs arguments, convaincre les instances judiciaires.

Patrice RABE

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  1. C’est facile de distinguer le vrai du faux. Donc, là-dessus, il ne faut pas s’en soucier: date d’enregistrement, montage sonore ou pas, le lieu où s’est déroulé l’action, les témoins de près ou de loin,…
    Ceci dit, ce que je souhaite c’est que les forces de l’ordre ne s’immisce pas dans cette affaire. Ils ont intérêt pour éviter les bourdes répétitives qu’ils commettent tout le temps. Pour rappel, ce sont les contribuables leurs patrons non pas ceux qui détiennent le pouvoir d’une courte durée. Donc, la logique c’est qu’on ne tue pas son patron.
    Laissez les politiciens régler leur problème pour une fois qu’ils entrent vraiment dans une bataille à leur hauteur.
    Quant à vous les politiciens, n’incitez pas le peuple à descendre dans la rue, vous avez plongé le pays dans les plus profonds des misères, c’est à vous de le redresser et cette fois, ne faites plus les mêmes erreurs.
    Que ceux qui sont des voyous, qu’ils paient leurs actes.
    Peuple malgache, il est grand temps d’être lucide et logique. Il faut punir ceux qui nous ont berné et ne font que piller notre pays. Surtout, qu’ils nous remettent ce qu’ils nous ont volé.

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