Un samedi où tout peut survenir : le meilleur comme le pire



Jacaranda

C’est un samedi fatidique que les Tananariviens vont vivre aujourd’hui. La tension est montée petit à petit ces derniers jours, mais rien n’a empêché cette crispation qui ne présage rien de bon. Le pouvoir, qui est bien décidé à empêcher la tenue de cette manifestation, a mis en place les moyens adéquats pour ce faire. Les manœuvres  d’intimidation se sont multipliées ces derniers jours. Mais on oeut craindre le pire. Ce n’est pas tant la manifestation pacifique qui peut générer des troubles, mais les multiples provocations qui vont être faites par des individus peu recommandables.

Un samedi où tout peut survenir : le meilleur comme le pire

L’atmosphère était déjà pesante, hier. La présence des forces de l’ordre aux abords de l’Hôtel de Ville a donné un aperçu de la volonté de dissuasion du pouvoir. Ce désir d’intimider a eu certes,  son petit effet car la population commence à ressentir une certaine crainte. Mais ces éléments de l’EMMOREG très visibles n’empêcheront pas les plus déterminés à se rendre à cette manifestation. Les préparatifs des organisateurs de cette rencontre ont eu lieu comme si de rien n’était. Leur confiance est inébranlable car ils affirment avoir le droit pour eux. Ils ont annoncé que leur intervention commencerait à 10h, ce matin. C’est sans relâche qu’ils ont expliqué le sens de leur démarche sur les plateaux de télévision. Ceux qui viendront sur place le feront donc en connaissance de cause. Les informations diffusées par certains organes d’information font état de recrutement de gros bras pour perturber la manifestation et provoquer des troubles. C’est une réalité à laquelle les personnes présentes ce matin devront faire face. Les députés ont donc porté plainte et ont demandé aux forces de l’ordre de veiller à ce qu’il n’y ait aucun débordement. Aujourd’hui est un jour où tout peut survenir, le meilleur comme le pire.

Patrice RABE

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2 Comments - Write a Comment

  1. Pour que personne ne soit ridiculisée davantage, même si ce que je vais dire aurait dû être fait bien avant, que les tenants du pouvoir s’engagent eux-mêmes à ouvrir des enquêtes sur la vérité de ce qui s’est passé au niveau des parlementaires récemment car qui dit rien consent.
    C’est normal que les 73 députés ont pris cette initiative de faire connaître au peuple la « vérité ».
    Donc, dans cette histoire, il n’y a pas de plus débile que de faire intervenir les forces de l’ordre.
    C’est tout simplement une interdiction de parole aux élus. C’est la même chose que d’interdire le PRM en personne de faire ses discours.
    Mais bon, les c. o. n. s. de demain sont déjà parmi nous.

  2. Apparemment le pire est arrivé, puisqu’on a dit que le sang a coulé,… même les journalistes qui ont couvert l’événement se font attaqués à coup de gaz lacrymogène, sans épargner l’hôpital des enfants, la croix rouge… Alors, on croit que certains pourris qu’on connait commencent déjà à tourner leurs vestes, voir même leurs slips ! le vent du changement a encore soufflé à Mada.

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