En attente de la décision de la HCC

Les temps ont véritablement changé. L’Etat devra réfléchir à deux fois avant de prendre une décision car il risque d’être désavoué par la justice pour abus de pouvoir. Il est loin le temps où il pouvait agir à sa guise. Les députés de l’opposition ont une fois de plus eu gain de cause auprès du conseil d’Etat qui a annulé la décision d’interdire les manifestations publiques en province. C’est donc un nouveau camouflet essuyé par le régime.

En attente de la décision de la HCC

Les manifestations qui ont pris de plus en plus d’ampleur depuis deux mois ont fortement indisposé le pouvoir. La démonstration a ainsi été faite que le mouvement populaire ne peut plus être endigué. Il  n’est  pas cantonné à la capitale, mais il est national comme l’ont démontré les grands rassemblements, ayant eu lieu dans toute l’île.  Ils ont eu lieu sans  débordement et ont permis de  mesurer le degré de mécontentement de la population. Comme les forces de l’ordre ont affirmé qu’elles ne voulaient pas être des instruments de répression, elles ont laissé les manifestations se dérouler librement. La contestation  qui existe aujourd’hui  ne peut plus être contenue et le leitmotiv des manifestants est le rejet de toutes les pratiques de ce régime. Le combat mené doit se faire dans la légalité. C’est sur le plan juridique que doit se situer la lutte menée par l’opposition. Une première victoire a été obtenue après le rejet par la HCC de toutes les modifications des lois électorales. Les avis de cette noble institution concernant les autres requêtes déposées sont attendus avec encore  plus d’intérêt. De celui concernant la déchéance du chef de l’Etat, dépend  la suite  des événements. Les manifestants de la Place du 13 Mai continuent de donner la voix et n’entendent pas relâcher la pression. Ils ont fait un sit-in une fois de plus à Ambohidahy hier pour montrer leur détermination. Mais dans le cas d’espèce, c’est le droit qui doit primer et les juges constitutionnels vont le faire en leur âme et conscience. L’attente ne devait plus être longue.

Patrice RABE

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