Les séquelles de la crise ne seront effacées de si tôt



Jacaranda

Cette crise qui a duré depuis plus de deux mois est, disent les acteurs politiques, terminée. Ses séquelles vont impacter longtemps  tous les secteurs. Les mouvements de contestation se sont traduits par des grèves qui ont perturbé le fonctionnement de nombreux services. L’administration fut touchée, mais elle a repris son activité, le secteur de la santé déjà mal en point a pâti des perturbations qui ont eu lieu. Celui de l’économie va être particulièrement affecté, mais c’est celui de l’éducation qui va pâtir le plus de durcissement des revendications des enseignants.

Les séquelles de la crise ne seront effacées de si tôt

Ce mouvement de contestation devait avoir lieu tôt ou tard. Les analystes avaient affirmé que la crise couvait depuis longtemps, et qu’elle risquait d’être plus grave que celles déjà traversées par le pays. Le catalyseur fut ce vote contesté  des lois électorales à l’Assemblée. On connaît la tournure des événements quand les députés du changement ont entraîné la population sur la  Place du 13 Mai. Le début des manifestations a été endeuillé par deux décès, et il n’y eut pas de répressions faites par les forces de l’ordre. Le parvis de l’hôtel de ville devint véritablement la place de la démocratie, celle de la parole libérée. C’est là que tous les travers du régime ont été dénoncés.  Les revendications  ont  pu être exprimées et  elles ont été appuyées par de nombreux mouvements de grève. La machine administrative a été paralysée. L’économie en a pâti. Les enseignants n’ont pas été en reste et  ils ont   estimé que le moment était propice pour obliger l’Etat à revaloriser leur statut. On sait ce qu’il est advenu des élèves et des étudiants devant rester chez eux. Aujourd’hui, le spectre d’une année blanche ressurgit après le dialogue tendu entre le ministre de l’Education et ses interlocuteurs. Ces derniers ne veulent pas transiger.  La crise politique  est apparemment résolue, mais ses séquelles ne vont pas provoquer des dommages dont il va être difficile de se relever.

Patrice RABE

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