Le Premier ministre dans une mauvaise passe

La conjoncture actuelle ne prédispose pas à une véritable sérénité. Le Premier ministre ne cache pas ses préoccupations. La mission qu’il s’est fixée depuis sa nomination est l’organisation des élections. Malgré les obstacles qui se sont dressés, il est allé de l’avant. Il a annoncé les dates des 1er et 2e tours de l’élection présidentielle signifiant ainsi qu’il n’était plus question de tergiverser. Il doit faire face cependant, aux diverses revendications des syndicats, et il ne dispose donc pas actuellement de ce climat de sérénité nécessaire pour mettre en place tout le processus électoral.

Le Premier ministre dans

une mauvaise passe

Certains partis politiques réclament le report des élections pour permettre une refondation. Leur démarche n’est cependant pas pour l’instant susceptible de contrarier les efforts du Premier ministre. Mais ce sont les mouvements de grève des syndicats qui sont en train de mettre à mal toute la stratégie de ce dernier. Ce sont des revendications précises qui sont présentées par les grévistes. Le plus préoccupant pour le chef du gouvernement, c’est cette détermination qu’ils manifestent. Les enseignants sont en première ligne et leur mouvement est en train de mettre en péril tout le secteur éducatif. La perspective d’une année blanche est réelle et les menaces de sanction brandies par le ministre de l’Education n’a fait que braquer les grévistes. Ces derniers vont faire une marche pacifique sur le palais de Mahazoarivo, et ils vont certainement dans la foulée demander une entrevue avec Mr Christian Ntsay. Le gouvernement, dit-on, a débloqué un crédit de plusieurs milliards d’ariary pour satisfaire leurs revendications, mais le geste qui a été fait est loin de combler tous les retards de paiement subis durant plusieurs années. Leur échelonnement est une solution qui ne les satisfait pas. C’est un véritable dilemme auquel est confronté le Premier ministre, car le mouvement des enseignants ne faiblit pas, et il est suivi par la majorité de la profession. Il doit arriver à résoudre rapidement le problème pour empêcher que la situation ne dégénère.

Patrice RABE

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Merci Solofo, mais ne sois pas si méchant même si la plaie nous énerve! Essai de comprendre que le conflit ne provient pas d’aujourd’hui, ceci a durée de décennie, faut il dire que d’un coup peut-on voir une solution « pérenne »? Je suis d’accord que les l’Etat a le devoir de « résoudre » le problème du pays! mais i’faut voir aussi les intérêts de nos petits enfants!
    Il faut parfois céder!!

  2. Revendications légitimes de ces enseignants. Il est temps que l’on oblige cette bande de ripoux dirigeante qui s’enrichit sur le dos de la population à prendre conscience des vraies réalités et donc problèmes du malgache lambda. Il y aura bien sur un prix à payer pour cette gréve mais il faut crever cet abcès et repartir sur de bonne base après

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