Affaire Benalla : une opposition décidée à abattre le chef de l’Etat



Jacaranda

L’affaire Benalla en France prend des proportions qu’on imagine difficilement dans un pays à la démocratie balbutiante comme la nôtre. On se rend compte que, l’opposition pratiquement réduit à l’impuissance durant cette première année du quinquennat du président Emmanuel Macron est décidée à prendre sa revanche et veut pousser ce dernier à descendre dans l’arène pour mieux le condamner. Le chef de l’Etat a pris la mesure de la stratégie de cette coalition des oppositions qui veut l’abattre à tout prix.

Affaire Benalla : une opposition décidée à abattre le chef de l’Etat

Les leaders de l’opposition, gauche et droite confondus sont maintenant vent debout contre le président Emmanuel Macron qui domine la scène politique française depuis un an. Ils ont trouvé dans cette affaire Benalla, l’occasion d’atteindre ce chef de l’Etat qu’ils n’ont jamais réussi à mettre véritablement en difficulté. De l’extrême droite incarnée par le rassemblement national en passant par la droite classique de « les républicains » à la gauche avec le parti socialiste, « les communistes » et La France insoumise, l’objectif est le même : arriver à forcer le locataire de l’Elysée à descendre de son piédestal, et pourquoi pas de l’abatte politiquement. Durant ces quinze derniers jours, les députés de l’opposition ont mené une charge violente contre lui. La presse a été, elle aussi, très active dans la dénonciation de l’acte inqualifiable du collaborateur du président. La commission d’enquête parlementaire qui a été constituée, a parfaitement joué son rôle et a pu interroger tous les responsables concernés. Durant ces quinze jours, tous les angles d’attaque ont été explorés par l’opposition. Le président Macron n’a pas, dans, un premier temps, réagi officiellement laissant les investigations se dérouler normalement. Cependant, on était arrivé à un point où son audition devant la commission d’enquête était envisagée. Sa réaction ne s’est pas faite attendre : il a affirmé être le seul responsable. Il a décidé de clore ainsi la polémique qui enflait. En la qualifiant de « tempête dans un verre d’eau », il a déclenché l’ire des membres de l’opposition qui se sont retirés de la commission d’enquête. Le bras de fer est réel, mais la tension qui est vive, risque de très vite retomber. L’offensive de l’opposition va continuer, mais elle est en train de se heurter à la réalité du pouvoir du président de la République.

Patrice RABE

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