Tragédie



Jacaranda

Plein à craquer. C’est le cas de le dire, car l’affluence record qu’a connu le stade de Mahamasina, hier, à l’occasion du match de foot ayant opposé l’équipe nationale malgache à celle du Sénégal, a malheureusement été à l’origine de cette bousculade mortelle qui en rappelle quelques autres.

Tragédie

Cette dramatique bousculade qui a causé la mort d’au moins une personne et blessé 37 autres est-elle l’illustration d’une défaillance regrettable dans la manière de gérer les foules, ou est-ce le résultat d’une mauvaise anticipation d’une forte affluence, pourtant prévisible ? Cela fait bien longtemps, en effet, que ce stade de Mahamasina n’a pas accueilli un nombre aussi important de supporters, pour un match de football. Et quand cela arrive, la perte en vie humaine est-elle toujours « le prix à payer » ? Maintenant que le drame a eu lieu, qui est alors responsable de la mort de cette victime d’hier ? Sommes-nous donc incapables d’élaborer une stratégie efficace pour maîtriser les flux de spectateurs, gérer les affluences et éviter que les mouvements de foule meurtriers ne viennent ternir des moments d’euphorie si chers aux amoureux du ballon rond ?

De tels drames venus émailler les stades de football, d’autres pays d’Afrique les ont également connus. On se rappellera de celui de février 2017 en Angola où une bousculade avait fait 17 morts et 58 blessés, ou encore de celui de 2009 en Côte d’Ivoire où un match de qualification pour la coupe du monde de 2010 opposant l’équipe nationale ivoirienne et celle du Malawi a causé la mort de 19 personnes, toujours lors d’une bousculade de supporters. Le plus tragique est sans doute la bousculade survenue en 2001 à Accra, au Ghana où un mouvement de foule a causé la mort de 127 personnes. Autant de drames, tous survenus en Afrique au cours des 20 dernières années. Pour connaître des situations similaires en Europe, il faut remonter à presque 30 ans en arrière. C’était à Sheffield, en Angleterre en 1989 où une bousculade dans un stade de football a causé la mort de 96 personnes et fait plus de 760 blessés.

Autant de vies fauchées de manière si « bête », quand on y pense. Venues vivre quelques heures de bonheur, car jamais la défaite n’est envisageable pour les plus fidèles des supporters, ces personnes voient leur vie basculer en quelques secondes. Et un ou des responsables, il y en a toujours quelque part. Et à Mahamasina, hier, y en avait-il ? En guise de réponse, un ange passe…

Hanitra R.

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