Un gouvernement décidé à aller très vite

C’est un gouvernement ramassé, mais devant faire preuve de dynamisme  que le président  Andry Rajoelina a mis en place. Le leitmotiv du chef de l’Etat, depuis son investiture, a été respecté : rapidité et efficacité.  Ce dernier est un homme pressé, décidé à répondre aux attentes de la population.  Une semaine après sa prestation, son équipe est en place et est tenue à une obligation de résultat. La démarche est audacieuse, mais elle peut  rencontrer des difficultés en chemin.

Un gouvernement décidé à aller très vite

Ils sont 22 ministres et secrétaire d’Etat à former ce premier gouvernement de la présidence d’Andry Rajoelina.  C’est une équipe dont les membres sont destinés à réaliser les objectifs de l’IEM. La part belle a été faite à la compétence et non à l’appartenance politique. Dans son discours, le chef de l’Etat a mis la barre très haute  en  disant qu’une évaluation de l’action des ministres serait faite après six mois. Ce gouvernement est donc condamné à réussir. Sa technicité est son premier atout, mais son peu d’expérience politique peut le desservir. Il sera peu à l’aise avec les potentats qui vont revendiquer les  avantages liés à leur soutien à Andry Nirina Rajoelina. C’est certainement là que ces hommes et ces femmes voulant  remettre en marche les secteurs restés en jachère risquent de trébucher. Le président est resté sourd aux multiples appels du pied qui lui ont été adressés. S’il avait suivi la logique habituelle, il aurait dû faire un savant dosage  régional. Les critiques ont d’ailleurs déjà été lancés par  certains internautes.  Mais, il a  décidé de rompre avec les habitudes du passé.  A-t-il  raison d’agir ainsi ? Pour le moment, en tout cas, il est décidé à suivre  ses convictions. Il a affirmé qu’il voulait aller vite et procéder à un changement rapide du pays.   Il  n’a pour l’instant aucune opposition en face de lui. Il faut qu’il réussisse très vite car cela ne sera pas éternel.

Patrice RABE

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6 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Je pense qu’il peut le faire. rompre avec l’habitude. Mais la gestion de changement est tout un autre art qu’il faut atteindre et perfectionner. La mentalité Malagasy n’est pas habitué au vrai changement.

  2. Bof , désigner rapidement , c’est déjà pas mal MAIS sont-ils vraiment le bon choix pour le pays !!!! Pour Madagascar , ce n’est pas un chemin mais un sauvetage d’un peuple dans le fond d’un sable mouvant et au fond de la mer !!!!! Grande gueule ils en ont mais énergie et compétence je doute fort pour certains et certains.
    Wait and see!!

  3. Bof , désigner rapidement , c’est déjà pas mal MAIS sont-ils vraiment le bon choix pour le pays !!!! Pour Madagascar , ce n’est pas un chemin mais un sauvetage d’un peuple dans le fond d’un sable mouvant et au fond de la mer !!!!! Grande gueule ils en ont mais énergie et compétence je doute fort pour certains et certains.
    Wait and see!!

  4. Est ce que ANR a les moyens financiers et le budget nécessaire pour la réalisation de son immense projet dans les temps impartis…? Sinon, ce sera de la pure démagogie.!!!

  5. Et vive les faux diplômés !!

    Révélation. Lors de son inscription au concours d’entrée à la prestigieuse école de l’administration à Androhibe (ENAM) pour la section agent consulaire et diplomatique, Tinoka Roberto Raharoarilala a produit un faux diplôme dans son dossier en 2011. Non satisfait de cette première tentative, il a encore remis ce même faux diplôme au Centre d’Etudes diplomatique et Stratégiques connu sous le sigle CEDS l’année suivante, c’est-à-dire en 2012, croyant que son statut de membre du congrès de la Transition le protégeait de tout usage de faux et le permettait d’accéder à tout ce qu’il veut.
    L’on sait que pour être admis à ces deux concours, il faut avoir le diplôme de maîtrise, et ceux qui ont fait des études de droits sont particulièrement favorisés de par le fait que les deux filières nécessitent une connaissance et une compétence poussées en études juridiques.
    Sans hésiter, l’élu de Sakaraha a acheté un faux diplôme à on ne sait qui pour pouvoir continuer ses études. Il s’agit en fait d’un faux diplôme de magistère en études juridiques, spécialités droit public issu du Centre national de télé enseignement de Madagascar (CNTEMAD).
    Comme le concours d’entrée à l’ENAM est surveillé de près par le BIANCO (Bureau Indépendant Anti-Corruption), les dossiers fournis par les participants sont passés au peigne fin par ses agents même si les résultats ne sont pas instantanés car nécessitant une vérification minutieuse.
    Ainsi, le jeune Roberto Tinoka a comparu devant le tribunal en février 2015 pour avoir présenté un faux diplôme lors de ces deux concours. Il a été relaxé au bénéfice du doute du chef d’inculpation de faux en écriture publique mais a été condamné à un an d’emprisonnement avec sursis pour le chef d’inculpation d’usage de faux.
    Il est utile de rappeler que « le faux et l’usage de faux est le fait de détenir, de fabriquer et d’utiliser des faux documents pour obtenir quelque chose. Le faux et usage de faux est un délit, puni par la loi. La falsification de document, même mineur comme rajouter un diplôme sur son CV, est répréhensible. »
    La fin justifie les moyens
    Actuellement, Tinoka Roberto Michael Raharoarilala est député de Madagascar élu dans la circonscription de Sakaraha. C’est un des leaders du parti MAPAR et du groupement des 73 députés disant vouloir lutter contre la corruption. Et ben, entre parole et acte, il y a une distance énorme, car dans sa parole, lui et ses acolytes disent vouloir dénoncer tout ce qui est acte de corruption au sein de l’Assemblée nationale. Alors que lui-même a été un grand spécialiste dans l’usage de faux diplôme qui lui aurait surement coûté les yeux de la tête. Mais bien rémunéré pour son statut de membre de congrès de la Transition, il n’aurait pas hésité à grassement « payer » toutes personnes qui lui ont aidé à parvenir à ses fins.
    Lors de son intervention au 13 mai le lundi 5 juin, il jurait devant les manifestants qu’il ne « mentait » jamais, un caractère qu’il héritait de son mentor, Andry Rajoelina, assurait-il. Mais cette révélation montre le contraire, c’est un faussaire qui veut paraître plus qu’il ne l’est pas. Monsieur le député, assurez-vous bien d’être clean avant d’accuser les autres députés d’être corrompus.

  6. Bonne chance e!
    Il faut vérifier les systèmes de freinage quand on va vite.
    Bien savoir où l’on va … et surtout d’où vient-on.
    Il faut tout faire en 05 ans!
    lol
    Je ne sais pas si c’est de l’optimisme ou juste de l’arrogance … fondée sur des rêveries irréalistes?

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