L’après-midi de cauchemar : des habitants de la Capitale

Jacaranda

C’est un spectacle de désolation que les habitants de la Capitale ont vu après les trombes d’eau qui se sont abattues sur la ville, hier après-midi. Le déluge n’a duré qu’une vingtaine de minutes, mais cela a suffi pour inonder les quartiers et provoquer de nombreux dégâts. C’est la nature qui a durement frappé les Tananariviens, mais cela a une fois de plus mis en évidence le mauvais état de nos infrastructures. On ne sait pas quelle catastrophe va se produire dans les jours à venir. L’alerte concernant l’éboulement d’Ampamarinana ne va pas être levée, bien au contraire. Les Tananariviens ont encore de nombreux jours d’inquiétude devant eux.

L’après-midi de cauchemar : des habitants de la Capitale

La Capitale n’a peut-être pas connu pareille épreuve depuis longtemps. Elle a souvent connu des pluies torrentielles, ce déluge qui s’est abattu sur elle est inédit. Les rues ont été inondées en quelques minutes et de véritables torrents d’eau ont balayé tout sur leur passage. Point n’est besoin de rappeler que les canalisations bouchées ont empêché l’évacuation du trop plein d’eau, mais il faut faire face à ce qui arrive. Les travaux de réfection des rues de la Capitale vont continuer, mais on n’ose pas imaginer ce qui va en rester à cause de ces trombes d’eau d’hier. Les maisons d’Antananarivo ont dû, elles aussi, souffrir de ces pluies torrentielles. Le bilan qui va être dressé par les pompiers va certainement être très lourd. Les rochers d’Ampamarinana vont encore plus vaciller sur leur base et le risque encouru par ceux qui ne veulent pas quitter leur habitation est encore plus grand. Hier, après le déluge, le soleil a fait son apparition comme si ce qui s’était passé auparavant faisait partie d’un mauvais rêve. Les embouteillages à n’en plus finir ont ramené la population à la dure réalité. Nombreux sont ceux qui ont préféré se déplacer à pied et ont pris leur mal en patience. Les Tananariviens ont connu hier leur après-midi de cauchemar et ils ne peuvent même pas dire : « Plus jamais ça ! ». Ils peuvent revivre le même drame demain, après- demain ou dans quelques jours.

Patrice RABE

Share This Post

2 Comments - Write a Comment

  1. Inondation, éboulements,et puis quoi encore ? Les razambe sont en colère !!

  2. Littéralement, cela s’appelle :  » Velirano « .

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.