44 après, le souvenir de Ratsimandrava toujours aussi vivace

Jacaranda

44 ans après, la disparition tragique du général Ratsimandrava reste encore ancrée dans les esprits des Malgaches. Jusqu’à présent, il s’agit d’une énigme dont les secrets n’ont pas été dévoilés. Ceux qui connaissent ses dessous sont volontiers évasifs et ne veulent pas éveiller une controverse. Mais c’est surtout l’image emblématique de celui qui voulait instaurer le régime du fokonolona que les Malgaches retiennent et qu’ils veulent garder au plus profond d’eux-mêmes.

44 après, le souvenir de Ratsimandrava toujours aussi vivace

44 ans après, le souvenir du général Richard Ratsimandrava reste ancré dans la mémoire collective. Ce sont au moins trois générations de Malgaches qui respectent la mémoire de ce chef d’Etat qui voulait installer une forme de pouvoir prônant le dialogue avec la base, remettant en place le « fokonolona ». Il avait rétabli  cet esprit communautaire qui est à la base de la société malgache. Celui à qui on avait reproché la manière brutale avec laquelle il avait réprimé le soulèvement dans le Sud avait compris l’essence de la culture malgache. Il avait multiplié lorsqu’il était ministre de l’Intérieur les séances de « ala-olana » lors de ses déplacements et fait retrouver ce sens du dialogue qui permet de faire avancer les choses. L’homme était militaire dans l’âme et il avait un esprit de rigueur et discipline. Mais la rivalité qui l’opposait à certains de ses pairs et la rancœur de groupes d’intérêts causeront sa perte. On connaît la suite des événements. C’est un souvenir nostalgique que de nombreux Malgaches gardent de cette période. On ne peut revenir en arrière, mais c’est un état d’esprit qu’ils veulent cultiver. Les livres d’histoire rappellent les faits, mais les historiens ne les ont pas totalement décryptés 44 ans après. On ne peut pas s’empêcher de ressentir une certaine amertume en pensant à cette disparition qui a changé le cours de l’histoire.

Patrice RABE

Share This Post

3 Comments - Write a Comment

  1. Le genre d’article que l’on reprendra texto l’année prochaine et qui passera toujours, juste en incrémentant les années passées.

  2. Moi , 17. Comme vous , j’avais ressenti la même chose. Des larmes ont coulé … et la tristesse envahit encore à chaque anniversaire . On ne l’oubliera jamais, Il a laissé une trace indélébile dans le coeur de beaucoup de malagasy

  3. J’avais 18 ans à l’époque mais je me souviens de tout,surtout de cette immense tristesse qui envahissait les cœurs de tout un peuple et me sens encore triste dès que pense à ce moment tragique.Toute ma famille était triste,les femmes pleuraient,les hommes atterrés,comme si on avait perdu un proche parent.Je n’oublierai jamais ,nous ne vous oublierons jamais.Vous êtes parti trop tôt,mon Colonnel,mais merci quand même d’avoir été là.Vous resterez à jamais dans nos coeurs.

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.