Prix des carburants : Faire admettre  une réalité incontournable

Jacaranda

La baisse des prix des carburants n’est pas si utopique que cela. La banque mondiale vient de le rappeler, mais  cela ne peut se faire qu’avec des réformes bien menées. Pour le moment, l’Etat est paralysé par  des habitudes héritées de plusieurs années de conformismes. Les réformes nécessaires n’ont pas été engagées auparavant et  il est plus que jamais temps de mener une politique raisonnable dans ce domaine. Les mesures ne vont pas être acceptées facilement, mais elles sont nécessaires  et paieront à plus ou moins long terme.

Prix des carburants : Faire admettre  une réalité incontournable

Les mots utilisés par les conférenciers de la banque mondiale sont assez difficiles à  entendre : « la politique de subvention  profite aux riches qui sont les plus gros consommateurs de carburant.  Ce sont 20% de la population qui en profite alors que 60% utilisent du pétrole lampant. ». Les économistes pourront dire que cela tombe sous le sens, mais cela  entraînera beaucoup de mécontentement parmi ceux qui sont qualifiés de privilégiés.  Cette  catégorie de consommateurs fait partie de la classe dirigeante, et la heurter de front peut être contre productif. Pour le moment, l’Etat ne peut pas se résoudre à appliquer une vérité des prix qui pourrait entraîner une révolte de ces « privilégiés ». La banque mondiale préconise cependant la poursuite des négociations  entre le gouvernement et les pétroliers. La marge de manœuvre des deux parties est très étroite car il y a une limite qu’il ne faut pas franchir.  Les observateurs se rendent compte que les négociations sont très difficiles car les deux logiques sont incompatibles. D’un côté, on  ne veut pas de  hausse des prix, de l’autre,  on s’accroche au respect des règles du marché. L’annonce faite par le ministère de l’Energie, de  l’Eau et des Hydrocarbures de prendre une décision unilatérale et donc de rompre les négociations a été considérée comme un coup de bluff. Ce mouvement d’humeur n’a pas  eu de suite car  les bailleurs de fonds l’ont minimisé  On sait que les pourparlers ont repris. Leur issue pour le moment est incertaine. On se demande qui saura faire plier l’autre.

Patrice RABE

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3 Comments - Write a Comment

  1. eh oui! une république de bananes! On n’est que des makis. Nous mangeons fruits et peaux!(au sens propre comme figuré) Tant mieux pour les autorités. Et n’habillez pas vos . . .que ne nos « triperies »(pas friperies) ou…ou…hi hi hi mmsé tsétsé

  2. un milliard de dollard pour un km de route. Oui mmsé! Un tel comme président! Oui mmsé. Vos ressources naturelles,tenez-les pour reserve. Oui mmsé! Patati patata. Oui mmsé. Vous rerterez pma malgré vos buildings. Oui mmsé. Ta f… notre jouet. Oui mmsé.

  3. Et voilà ! Quand la Banque Mondiale dit que le prix des carburants est exorbitant et qu’il est vraiment possible de le faire baisser, tout le monde dit :  » Oui, M’sié. C’est vrai M’sié. Vous avez raison, M’sié « .
    Quand des Malgaches disent qu’il faut absolument améliorer le pouvoir d’achat de la population par la baisse du prix des carburants et, ce, par l’appréciation de l’Ariary entre autres mesures, des voix disent :  » Oh non ! C’est impossible !! « .
    Quelle République des bananes, comme qui dirait l’autre journaliste de MEDIAPART.

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