Produits pétroliers : L’Etat à la recherche d’une issue heureuse

Jacaranda

Les négociations entre l’Etat  et le  groupement des opérateurs pétroliers continuent. Il ne s’agit pour le moment que d’échange de points de vue, chaque partie campant sur ses positions. La détermination du chef de l’Etat à faire baisser les prix des produits pétroliers  ne semble pas encore de nature à  convaincre  ces derniers  d’infléchir leurs positions. On ne peut donc pas deviner quelle issue va être trouvée pour sortir de l’impasse où on se trouve.

Produits pétroliers : L’Etat à la recherche d’une issue heureuse

Les discussions entamées avant-hier entre le régime et les opérateurs pétroliers n’ont pour le moment abouti à aucune issue. Aux arguments détaillés du premier ont répondu ceux tout aussi solides des seconds. Le président de la République  tenu par sa promesse de faire baisser les prix n’a pas été sensible à la logique de ses interlocuteurs s’appuyant  sur des chiffres que l’on ne peut pas contester. Même si personne pour le moment ne veut donner tort à la partie adverse, on ne voit pas  comment vont se poursuivre les négociations.  On ne parle pas encore de dialogue de sourds car on n’a pas encore épuisé toutes le ressources de la négociation.  Le chef de l’Etat sait que, l’opinion dans sa grande majorité, le soutient  dans le combat qu’il mène, mais il y a tout un système qu’il est difficile de changer. La superstructure qu’il a en face de lui est difficile à ébranler. Elle est décidée à  tenir bon car ils savent que la partie adverse n’a pas l’appui des bailleurs de fonds. On se demande quelle issue va être trouvée à ce bras de fer qui ne dit pas son nom. Dans des négociations, il faut que chacun fasse un pas vers l’autre. On ne sait pas quelles concessions vont être faites par chaque partie. Mais  on ne peut pas écarter la possibilité d’un clash. Dans ce cas, ce serait un saut dans l’inconnu. Le président en est certainement conscient, mais on  peut  penser qu’il a déjà envisagé d’autres solutions pour assurer l’avenir des Malgaches.

Patrice RABE

Blueline Air Fiber

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3 Comments - Write a Comment

  1. d’aucun ne comprend pas trop l’enjeu. Pour simplifier, disons que nous consommons 1 million de m3 de carburant/an, soit 1mrd de litre à Mcar. Si on baisse le prix de 10 ariary/litre, celà ferait 10 mrds d’ariary de perdu pour les opérateurs. Difficile de lacher une telle somme, n’est-ce pas ? Mais pour le consommateur, 10 ar/l, c’est insignifiant. 100 ar par 100 km pour une voiture qui consomme 10% ! La folie de la privatisation nous coûte beaucoup d’argent. On se demande si il ne vaudrait pas mieux transférer une somme pareille à des actions sociales mais pas diminuer le prix.

  2. Concernant la négociation entre les compagnie pétrolier et l’État Malagache, le président Andry RAJOELINA est à la recherche d’une solution durable pour faire baisser les prix du carburant à la pompe et le prix de l’électricité

  3. Il faudra revoir les contrats signés avec ces gens-là concernant la location des GE et les coûts des carburants y afférents. En fait, les marges qu’ils ont prélevées sont énormes. Utiliser cela comme un autre levier pour faire baisser les prix à la pompe.

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