Un verdict d’une : grande sévérité

Jacaranda

Le verdict est tombé et il a laissé tout le monde pantois. En condamnant les deux journalistes inculpés de diffusion de fausses nouvelles à verser une amende de 10 millions d’ariary, la Justice n’y est pas allée de main morte Sa décision  est souveraine, mais on ne peut pas se  débarrasser d’un sentiment de malaise car dans le groupe de prévenus, seuls les membres de la presse ont subi une condamnation, les deux autres étant relaxés ou bénéficiant d’un arrêt de poursuite.

Un verdict d’une : grande sévérité

Les membres de la presse qui ont eu connaissance du verdict l’ont reçu comme un véritable coup de semonce. La lecture qui en a été faite est qu’ il y a un raidissement du pouvoir à leur encontre. C’est une peine sans commune mesure avec ce qui a été reproché aux deux journalistes. L’avertissement est net et il s’apparente même à un acte d’intimidation. La sentence est donc censée frapper les esprits. Il est à remarquer que le ministère de la  Défense qui est la plaignante n’a demandé qu’un ariary de dommages et intérêts. Cette sévérité de la peine amène une certaine incompréhension quand on pense aux multiples débordements existant sur les réseaux sociaux et qui ne sont même pas relevés par les autorités. Les journalistes condamnés prennent acte de la sentence, mais ils vont certainement faire appel. Ils ne peuvent que déplorer cette situation leur rappelant un passé que tous avaient déploré. Ils restent cependant sereins car ils espèrent un verdict d’apaisement lorsque leur affaire sera rejugée. Dans les circonstances actuelles, il n’est pas souhaitable pour le pouvoir de se mettre à dos une grande partie de la presse. Sans rappeler les propos du chef de l’Etat sur l’administration d’une bonne justice et son intention de promouvoir une véritable liberté de la presse.

Patrice RABE

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7 Comments - Write a Comment

  1. Pourquoi tant d’animosité! Rien ne sert de se lancer des mots blessants. Les dés sont jetés. Attendons tranquillement l’accomplissement des velirano. Pour l’instant les projets qui démarrent sont dus à la continuité de l’État. J’aimerai acheter si vous pouvez me renseigner, la version malagasy du livre pour l’amour de la patrie édité en France en francais par un éditeur francais . Notre président avait promis de le faire, il y a presque un an je crois.

  2. RODRICK

    A ce que l’on sache les pertes sèches c’est de votre côté non ? Ravalomanana ne sera plus PRM , il n’aura pas le poste très juteux de chef de l’opposition au parlement et il s’est rétracté d’être maire à Tana par peur bleue d’affronter Naina dans les urnes .. Et ce n’est pas ce sous fifre , un larbin de votre espèce qui va gagner le coeur de l’électorat parce qu’il est RESPONSABLE avec son master bidon de ce bila catastrophique de Lalao et ses ordures . Donc basta les vermines !

  3. Monsieur Rodrick
    Depuis quand un hélico de l’armée censée défendre le territoire survole ledit territoire de façon IRREGULIERE ? Ca fait partie du ouvoir régalien de toute autorité d’une république normalement constituée.

  4. Je m’exprime pour la « première fois » sur ces commentaires:

    En tant que simple observateur et sans aucun parti pris, étant donné que je fais partie de cette majorité silencieuse épuisée par ces épisodes politicardes inlassablement répétitives des uns comme des autres, je constate tout simplement que le débat a été décentré tant au niveau des tribunaux, dans le journal et dans ces commentaires.

    Je considère surtout ce jugement comme étant un avertissement pour chaque journaliste ( de tous bords) en qui sommeille encore une âme de vrais journalistes, à retourner aux premières valeurs du vrai journalisme par des publications qui soient dénuées de parti pris, de corporatisme, d’orientation politique flagrante et d’adversités diverses…

    En effet, ces-temps-ci, je ne vois presque plus cette neutralité du journaliste. Les lignes éditoriaux ressemblent plutôt à une ligne politique et l’appartenance à un groupe de média s’apparente quant à elle à une allégeance à la cause et aux fins politiques du patron de presse.
    Conséquence: une même information reprise par deux journalistes appartenant à deux familles politiques différentes peut être interprétée par tous les deux faussement en tordant inconsciemment ou dédaigneusement la réalité à leur convenance si bien que dans les deux cas, on peut facilement passer à côté de la vérité.

    Au final je ne fais que me poser des questions mais j’espère que ces questions puissent amener chacun à s’AUTO-critiquer (journaleux et fanatiques s’abstiendront):

    -La justice juge-t-elle de manière juste?
    -Les journalistes informent-ils véritablement ou déforment-ils la réalité?
    -Le président du Syndicat des journalistes est-il là pour défendre les valeurs du métier de l’information (droiture, recoupement,…) ou pour défendre les journalistes?

    Indépendamment des condamnations juridiques, en tant que simple lecteur, il est temps, si ce n’est chose faîte, pour les journalistes concernées, de présenter leurs excuses pour cette information non-vérifiée qui s’est révélée fausse!
    En tout cas, ce fût la conduite du pauvre petit vendeur d’huître ambulant qui par inattention m’a donné une pas bien fraîche.

    La vraie révolution du journalisme commencera par un sursaut d’orgueil de chaque journaliste. Mais d’un orgueil qui ne cherche pas à se protéger dans une zone de confort, ni à servir les intérêts d’une groupuscule, mais plutôt à s’exposer (contre patrons et politiques) pour partager véritablement les vraies informations au peuple qui se donne encore la peine de les écouter.

    En attendant, je souhaite à chacun une excellente journée, indépendamment de l’appartenance politique sûrement différente des uns comme des autres.

  5. Monsieur zeuro,
    Vous êtes vraiment très proche du zéro cervelle comme votre pseudo,
    L’hélicoptère était bel et bien là sans autorisation, il était là de façon IRREGULIERE, il était un INTRUS, il était passible d’être SUSPECT de tant d’irrégularités.etc…
    Peut-être que c’est ça ce que vous n’arrivez pas à penser car vous êtes zéro.
    Je présume que vous êtes un pro de ce foutu régime.
    Je vous conseille que si vous continuez dans cette voie d’intimidation irrégulière, alors vous-même (vous et toutes vos bandes de pro-régime) n’allez que créer des hors-la-loi qui piluleront ce pauvre pays.Et ces hors-la-loi que vous-même auriez créé, ceux-là provoqueront vos pertes.

  6. ZEURO

    Bien dit ! Le corporatisme malsain a encore de longs jours devant nous …

  7. Monsieur Patrice RABE,
    Quel serait pour vous un verdict d’apaisement ? 1 ariary symbolique ?
    Si vous estimez que vos confrères n’ont rien commis de répréhensible, je comprends que vous criez à l’injustice. En êtes-vous sur?
    Sur quelles bases et preuves dites-vous que les juges ont reçu directement instruction du pouvoir exécutif ?
    Monsieur, les journalistes et le journalisme doivent être protégés. Mais pas comme vous le faites. Surtout quand ils racontent des nouvelles non vérifiées.

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