Barea « vita gasy »

Jacaranda

Les Barea ont dû attendre le temps additionnel pour venir à bout de l’équipe nationale de la Namibie qui s’est battue comme des « Brave Warriors ».

Barea « vita gasy »

D’après le classement de la FIFA établi en juillet 2019, les Barea sont à la 96e place. Se hissant ainsi dans le top 100 mondial après leur exploit en Egypte. Il s’en est même fallu de peu pour que Madagascar figure dans le top 20 africain, en arrivant juste 21e derrière le Congo qu’il a éliminé en quarts de finale et le Gabon qui n’était pas qualifié pour la CAN 2019. La Namibie quant à elle, est à la 121e place selon toujours le classement de la FIFA. Sur le papier, 25 points séparent les deux adversaires d’hier. Un écart sur le papier qui ne s’est pas traduit sur le terrain de Mahamasina, malgré l’avantage de jouer à domicile, mais aussi surtout avec le soutien du public. Acquis entièrement aux Barea CHAN 2020, sans toutefois la même ferveur ni le même élan qu’avec les Barea millésime CAN 2019. C’est peut-être le syndrome sinon le complexe de l’importé par rapport au « vita gasy » puisque si la bande à Faneva Ima évolue en majorité à l’extérieur, les coéquipiers d’Ando Rakotondrazaka joue pour la plupart au pays. Des devises sonnantes et trébuchantes pour les uns et du « Franc Mofo Gasy » pour les autres. Une « inégalité de traitement » qui ne devrait pas être de mise du côté du douzième Homme. Avec un grand H. Comme celui qui différencie les Barea CAN 2019 de ceux de la CHAN 2020. Une seule lettre de plus pour moins de spectateurs. Sans être clairsemés, les gradins de Mahamasina n’étaient pas archibondés comme lors des matchs des Barea composés d’expatriés que les supporters ont rarement l’occasion de voir évoluer en chair et en os. Un intérêt – notamment commercial – pour les joueurs « importés » également perceptible au niveau des grandes sociétés qui donnent l’impression d’accorder peu d’importance aux joueurs du terroir. A l’image du label « vita gasy » qui a du mal à s’imposer face aux produits venus d’ailleurs, même s’ils ont été fabriqués à Madagascar comme bon nombre de sociétaires des Barea version Nicolas Dupuis.

R. O

Share This Post

2 Comments - Write a Comment

  1. A titre de comparaison, dans l’équipe de France championne du Monde, il n’y a que MBappé qui jouait en France. Tous les autres jouent dans des grands ckubs européens

  2. Il n’y a pas de problème quant à faire venir des expatriés renforçant l’ossature des viviers de joueurs locaux . Là où le bât blesse c’est la présence de « kringas » qui à priori sont venus pour rayonner sur le continent sans vrais attaches familiaux et de réels liens sentimentaux pour le pays . C’est un constat vérifié et vérifiable . A nous d’avoir des centres pointus de formation du football et qu’on ne se ridiculise plus de nommer un Français à la fois entraineur national et DTN ou directeur sportif , postes non dédiés partout à un seul technicien ..

Post Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.