Prioriser la lutte contre : l’insécurité alimentaire

C’est un véritable désastre qui survient actuellement dans le Sud de la Grande Ile et on ne s’en préoccupe pas suffisamment. La population souffre d’une malnutrition sévère qui affaiblit les adultes mais surtout les enfants. Les chiffres révélés par les organisations internationales sont effarants. Près d’un million d’enfants de moins de cinq ans sont les victimes innocentes de ce fléau et subissent un retard de croissance qui les marquera définitivement. Madagascar et la Centrafrique sont les deux pays du continent africain dont les cas sont les plus dramatiques. L’urgence de la situation a déjà été signalée depuis longtemps et les autorités malgaches avaient dit que la lutte contre la malnutrition était une de leurs priorités mais on s’aperçoit qu’aucun résultat probant n’a été enregistré.

 Prioriser la lutte contre : l’insécurité alimentaire

En 2017, l’UNICEF à Madagascar affirmait que plus de 50 % des enfants malgaches de moins de cinq ans souffraient de malnutrition chronique et d’un retard de croissance. Un véritable branle-bas de combat avait été décrété et les autorités s’étaient concertées avec les partenaires techniques pour combattre le fléau. Des crédits importants ont été alloués pour ce faire. Des organismes comme l’ONN ont été créés. Mais deux ans après, on s’aperçoit que les efforts déployés ne sont pas suffisants. La situation a même empiré. La population du Sud souffre de la faim et les enfants sont les victimes les plus vulnérables. La cause de cette désolation est bien évidemment le dérèglement climatique. A cause de la sécheresse, les populations sont toujours réduites à manger des cactus. Apparemment, le régime ne  semblerait pas se préoccuper de cette catastrophe humanitaire qui a lieu chez nous. La princesse de Jordanie, Sarah Zeid en visite à Madagascar au mois de mars 2019, s’était déclarée choquée par l’insécurité alimentaire et la situation sanitaire dans le Sud. Ses propos n’avaient provoqué aucune réaction de la part des autorités. Il est peut-être temps de faire de cette lutte contre l’insécurité alimentaire, une urgence nationale. Celle-ci devrait être une des priorités les plus importantes de notre pays à l’heure actuelle.

Patrice RABE

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  1. La 1° lutte contre l’insécurité alimentaire est d’empêcher par tous les moyens le remblayage de 10 000 000 m² de rizières.

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