Nécessité de calmer très vite les esprits

Jacaranda

Pour ceux qui regardent très superficiellement la situation  à Madagascar en ce moment, l’atmosphère qui règne actuellement est au beau fixe. Les Malgaches sont surtout préoccupés  par la lutte pour la survie quotidienne et, malgré les multiples problèmes qu’ils rencontrent, ils préfèrent ronger leur frein. Cependant, malgré cette retenue, il ne faut pas se voiler la face :  tout ne va pas pour le mieux et il y a des foyers de mécontentements qui peuvent très vite s’étendre. Les membres du SECES mènent la fronde depuis un certain temps, et paralysent l’université en brandissant la menace d’une année blanche. Il y a cette affaire du  panier garni offert par le président de la République qui commence à prendre une ampleur que l’on ne soupçonnait pas  et qui a été très mal gérée. A cela s’ajoutent d’autres incidents que l’on peut qualifier de mineurs, mais qui sont en train de nourrir un ressentiment  latent..

Nécessité de calmer très vite les esprits

Le malaise existe et ce serait  grave de l’ignorer.  La grève du SECES semble être minimisé, pourtant, l’avenir  de milliers d’étudiants est en jeu. Le dialogue entre la ministre  de l’Enseignement supérieur et les membres du syndicat  a du mal à s’établir, chacun campant sur ses positions. On a l’impression d’être revenu, aux années sombres où, les étudiants étaient devenus des otages.  L’affaire des 65 000 ariary  aurait pu être car elle résulte d’une maladresse  de quelques responsables .  Leur  tort  a été de croire que tous ceux  qui s’estiment lésés se résigner, et que  l’incident serait très vite clos. Mais ces derniers ont réagi très vivement à ce qu’ils considèrent comme une injustice.  Le mouvement de   grève des enseignants s’est très vite répandu car  aucune réponse satisfaisante ne leur a été apportée. Ils demandent maintenant  l’intervention du  président de la République en personne  . La colère est en train d’enfler et il est nécessaire de la désamorcer au plus vite. La solution est financière, mais les responsables  semblent tergiverser. ll faut cependant  ramener le calme et  agir avant  qu’il ne soit trop tard.

Patrice RABE

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2 Comments - Write a Comment

  1. @ rasoulou

    Le climat de défiance est partout il suffit de voir les mouvements sociaux en France et au Chili . L’erreur du régime même si le PRM est de bonne foi serait d’entretenir l’assistanat surtout si la grande majorité de la population croupisse encore sous la pauvreté . Il faut dire les choses telles qu’elles sont cette remise de prime a un relent de populisme . Maintenant une entité étatique réputée sérieuse à savoir l’inspection générale de l’état a pris la situation en main pour rétablir la situation et situer les responsabilités . Autrement pas de procès d’intention à ce stade des investigations si vraiment on veut instaurer l’état de droit et la lutte contre la corruption.

  2. Le problème dans tous ça c’ est qu’il y a un climat de défiance envers les responsables politiques où tous politiciens sont pourris ce qui fait que même pour une erreur administrative comme le cas de ce projet « panier garni », l’erreur est vite interprtée comme un détournement de fonds publics…il n’y a aucun tort pour les bénéficiaires : ils réclament leur dû et leurs droits…..mais à mon avis, il faut que la lutte contre la corruption et détournements des deniers de l’Etat Malgache soient éradiqués à ce moment là ce climat de défiance serait assaini.

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