Un confinement à mi-temps pour de nombreux citoyens

(Vision) La consigne revient régulièrement à chaque émission d’information sur les chaînes de télévision et de radio : « Ne sortez pas de chez vous. Le meilleur moyen de vous protéger contre le coronavirus est de rester chez vous. Le meilleur remède est le confinement et si vous devez sortir, respectez les mesures barrières ». Cependant, on est perplexe sur sa portée si on parcourt les principales artères de la capitale, le matin. C’est à partir de midi que toutes ces personnes rentrent chez elles et appliquent les directives des autorités. Les responsables de la lutte contre le COVID-19 sont impuissants devant cette attitude de la population, mais ils continuent inlassablement leur campagne de communication. L’inquiétude ne s’est pas encore installée car il n’y a pas de décès causé par le virus.

Un confinement à mi-temps pour de nombreux citoyens

Tous les observateurs ne cachent pas leur perplexité devant l’insouciance de ces milliers de personnes qui se côtoient en ville le matin. Cette promiscuité ne semble pas les déranger malgré tous les risques qu’elles courent. On pourrait traduire cela par une sorte d’amnésie. Elles ont besoin de vaquer à leurs occupations et préfèrent courir le risque d’être contaminées. C’est l’esprit tranquille qu’elles rentrent chez elles et commencent ce confinement nécessaire. On entre maintenant dans une période d’incertitude qui peut déboucher soit sur un arrêt de la propagation du COVID-19, soit sur son explosion. L’heure de vérité approche au fur et à mesure de la multiplication des tests de diagnostic réalisés par les autorités sanitaires. Le chef de l’Etat a précisé que nous en sommes encore au stade 1 de l’épidémie, et les mesures prises sont conformes à la situation actuelle. Le confinement est nécessaire, mais il n’est pas suivi de manière rigoureuse. C’est un confinement partiel ou à mi-temps que de nombreux citoyens appliquent. Ces derniers réussiront peut être leur attitude si la situation s’aggrave et que les autorités appliquent des mesures encore plus sévères.

Patrice RABE

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  1. Outre les impératifs habituels de tout un chacun que sont effectuer des courses, travailler pour suppléer à ses besoins et à ceux des employeurs, consulter les médecins etc…, le fait d’avoir diffusé que nous avons suffisamment de médicaments pour guérir tous les malades a certainement contribué à cette insouciance générale.
    Aussi, à mon humble avis, les communicateurs doivent revoir leur message: la chloroquine n’est pas aussi efficace que l’on pensait; elle n’agit plus sur les malades qui ont du mal à respirer; d’ailleurs, il n’y en aura pas pour tout le monde mais uniquement pour X personnes, etc…

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