Obligation du retour à une certaine disciplines

Cette dernière semaine du mois de juin 2020 termine une période qui marquera durablement la vie sociale de la Grande île. Les trois mois de lutte contre le Covid-19 ont créé une certaine synergie qui a donné des résultats dans ce domaine, mais elle connaît actuellement ses limites. La recrudescence des cas contaminés à Tana  montre que la capitale est en train de devenir le principal foyer de contamination après le relâchement de ses habitants qui ont repris leurs habitudes d’avant confinement.

Obligation du retour à une certaine disciplines

Le spectacle offert par la foule qui a envahi Analakely hier  met mal à l’aise. C’était bien évidemment la fête des pères qui  a  fait sortir  une population ayant retrouvé ses habitudes d’avant confinement, et peu soucieuse de respecter les recommandations faites par les autorités.  La montée en flèche des cas de contamination durant ces dernières 48h  fait réfléchir et  pose la question du déconfinement. Le relâchement  constaté est en train de provoquer une propagation  rapide du virus. Le nombre de personnes ayant tombé le masque et se croyant hors  d’atteinte  de  l’épidémie montre que l’on est en train  de  se trouver devant un danger imminent. Les autorités ont elles- mêmes relâché leur vigilance et ont laissé faire. Les forces de l’ordre ne sévissent plus avec la même rigueur  et  laissent faire. Outre l’abandon par une  partie importante de la population  du port  de masques, il y a la reprise des rassemblements et des bousculades dans les rues. Les transports en commun  ou taxi- be accueillent un nombre maximal d’usagers, négligeant la distanciation sociale recommandée. Les autorités sont maintenant  placées devant un véritable dilemme. Doivent- elles réviser leur stratégie et  sévir  sans plus tarder pour restaurer une discipline  en train de disparaître, ou resserrer le maillage de tous les quartiers de Tana pour procéder à de nombreux tests ?  La décision à prendre est difficile, mais quelle qu’elle soit, tout le monde doit l’accepter car il y a péril en la demeure.

Patrice RABE

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