Bouée de sauvetage 


Explications du principal intéressé dans l’affaire AHMAD Ahmad qui alimente les conversations depuis trois jours : la démarche n’a rien d’inhabituel, et a été entreprise en préalable à la soumission de la proposition, à un plus haut niveau pour y être validée. Sauf qu’en cours de route, la correspondance a fuité et l’affaire, rendue publique.

Bouée de sauvetage 

Dans cette affaire, les manifestations de sympathie envers le ministre de la Santé publique se multiplient. Ce qui a été vu par le gouvernement comme un écart de conduite de la part du ministre de la Santé, et aussitôt suivi d’un « recadrage » à travers un communiqué au vitriol, est interprété différemment par d’autres observateurs. Dans tous les cas, cet épisode sonne comme un « clash » qui semble mettre à mal la solidarité gouvernementale, la chose ayant été étalée sur la place publique.

Les bruits de couloir sur la démission du ministre de la Santé restent pour le moment au stade de rumeurs. Soutenu dans les réseaux sociaux, le Prof risque-t-il d’être évincé du gouvernement ? Les prochains jours nous le diront. Pour le moment, c’est le Covid-19 qui poursuit sa chevauchée qui n’a rien de fantastique ! Car les réalités du terrain inquiètent les tananariviens et les populations des régions où le coronavirus a déjà fait son apparition. Là où l’on redoute déjà une éventuelle explosion de l’épidémie, comme ce qui s’est passé à Toamasina, et actuellement à Antananarivo. Désemparés, voire paniqués face à la saturation des hôpitaux ; face à la nonchalance de certains citoyens qui négligent les gestes barrières ; face à ces voisins ou proches atteints à leur tour, ou qui décèdent du covid ; face à la perte des emplois ; face aux assiettes peu garnies… Pas encore le temps de penser à ce qui pourrait se passer dans quelques temps quand, après la crise sanitaire, la crise économique prendra véritablement le relais. Pour le moment, l’heure est au sauvetage. Et pour beaucoup, la bouée n’est pas à portée de main…

Hanitra R.  

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. où est le mal dans l’intervention du MINSAN. Il écoute les doléances de ces collaborateurs se plaignant des manques des moyens. On est dans un état d’urgence et quelques fois la procédure normale est laissée de côté comme on a fait lors de l’acquisition des 70 véhicules tout terrain.

  2. Eh oui la bouée ne sera jamais le CVO ! Il y a une équation simple à trancher pour le président de la république : faire confiance à un technicien de la santé au ministère concerné avec la règle hiérarchique ou tomber dans le piège d’une flagorneuse professionnelle traînant de multiples bourdes et écarts de langage .

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