Le Mal africain

Ce qui se passe actuellement au Mali et au Malawi est sujet à réflexion pour les Mal…agasy qui ont du mal à comprendre le deux poids, deux mesures dans le remaniement du gouvernement où tel ministre bénéficie d’une impunité alors que tel autre est sanctionné.

Le Mal africain

Contraint à la démission par des militaires qualifiés de « putschistes » par la communauté internationale, le sort du président malien Ibrahim Boubacar Keita plus connu sous ses initiales IBK, ressemble un tant soit peu à celui de Marc Ravalomanana en 2009. La déclaration du porte-parole des « mutins », le Colonel-major Ismaël Wagué n’est pas sans rappeler celle du Colonel Ndriarijaona André promu par la suite Chef d’Etat-Major de l’Armée Malagasy (CEMGAM) sous la Transition. « Nous avons décidé de prendre nos responsabilités devant le peuple et devant l’histoire », a claironné l’officier supérieur malien. Ce dernier et sa troupe prônent une transition politique civile en vue de nouvelles élections générales au Mali comme l’avait préconisé le CAPSAT 10 ans plus tôt à Madagascar.  La mise en place du Comité national pour le salut du peuple par les militaires mal…iens rappelle également la constitution d’un gouvernement de salut public réclamé aujourd’hui par l’opposition mal…gache. Le Mal…awi fait figure d’exception avec le nouvel homme fort Lazarus Chakwera qui veut réduire ses pouvoirs. Le président malawite est effectivement le Chef de l’Etat, le Chef du gouvernement, le Commandant en Chef des forces armées, le Chancelier des universités publiques… L’ancien pasteur évangélique qui place son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption, veut même renoncer au pouvoir présidentiel de nommer aux hauts emplois dans les différents bureaux publics afin d’éviter les conflits d’intérêt. Si le Mal…awi n’est pas épargné par l’épidémie de Covid-19, son président nouvellement élu entend lutter contre le mal africain qui est transmis par le virus du pouvoir.

R.O

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Il n’y a pas de mal Africain, il n’y a que des maux humains puisqu’une grande partie des continents livre un même et triste spectacle, qu’il soit visible ou feutré. Or il n’est de richesses que d’hommes. Ce n’est qu’en instruisant les peuples, en libérant les énergies, en organisant une vie démocratique mâture et une presse libre que l’on peut espérer garantir au plus grand nombre un avenir meilleur et à son pays un développement harmonieux. Servir et non se servir. Tout un programme !!! Certains l’ont fait et resteront dans les livres d’histoire comme Mandela, d’autres finiront aux oubliettes dans le panier des incapables.

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