Antananarivo, une ville surpeuplée et polluée

Antananarivo n’a jamais autant mérité son nom de mégalopole surpeuplée. C’est une ville qui suffoque lorsque les milliers de voitures avancent péniblement aux heures de pointe dans des rues étroites. La capitale ploie sous la pression des trois millions d’habitants qui ne demandent qu’à survivre. Elle est devenue l’une des villes les plus polluées d’Afrique à cause des gaz d’échappement des véhicules qui circulent ; elle est aussi l’une des villes les plus sales du continent. Le constat est amer, mais le défi d’une restauration de notre capitale historique doit être relevé, et il nécessite une volonté d’entreprendre presque surhumaine.

Antananarivo, une ville surpeuplée et polluée

Les chiffres publiés ces derniers jours à propos de la pollution de l’air de la capitale montrent que les Tananariviens baignent dans une atmosphère malsaine, et qu’ils risquent de voir leur santé se détériorer lentement, mais sûrement. C’est une détérioration qui s’opère depuis plusieurs années et qui a atteint maintenant un pic. C’est une politique d’urbanisation anarchique qui aboutit à cette situation alarmante. Les autorités actuelles sont donc confrontées à cette situation chaotique. Antananarivo n’a pas évolué depuis les années soixante, et la ville qui avait une population de 100 000 habitants en a accueilli trente fois plus. Le projet de création d’une ville nouvelle, appelée Tanamasoandro, a été lancé mais il a été très mal ficelé. A cause des réticences de la population, il est aujourd’hui en panne. C’est Antananarivo ville qu’il faut donc rénover. Les ambitions du nouveau maire ont été affichées lors de sa campagne électorale, mais pour arriver à les concrétiser, il faut savoir s’imposer. Le travail à abattre est immense. La nouvelle politique initiée par la CUA se heurte à des résistances. Les difficultés s’amoncellent au sein de la mairie elle-même, et une fronde est organisée par une partie importante du conseil municipal. Antananarivo est engluée dans ses problèmes et elle ne retrouvera pas avant longtemps son lustre d’antan.

Patrice RABE

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Et l’incurie des « élites »?

  2. Au lieu de trouver un moyen pour que les ruraux et les provinciaux restent chez eux, le patron s’amuse à bâtir le colisé, le stade Barea , stade des maquis etc…tout se qui brille. Ne vous étonnez pas que la lumière attire les parasites.

  3. · Edit

    la ville d’Antananarivo urbanisée par la colonisation était prévu pour recevoir 600 000 âmes…. la ville a attiré beaucoup de provinciaux comme la lumière attire le papillon qui s’y grille les ailes

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