L’incertitude de l’avenir ressenti par les Malgaches

C’est avec une certaine circonspection que l’on écoute les commentaires de l’homme de la rue sur les perspectives d’avenir du pays après ces sept mois d’épidémie. Le soulagement d’être sorti sans gros dommage de cette épreuve ne masque cependant pas l’appréhension de l’avenir. Nul besoin d’être un grand devin pour savoir que les conséquences de la crise vont se ressentir durement à tous les niveaux et qu’il faut se préparer à voir son niveau de vie chuter de manière significative.

L’incertitude de l’avenir ressenti par les Malgaches

 Les effets de la crise ne se font pas encore véritablement sentir ou, du moins, ils ne se ressentent pas encore dans la vie quotidienne. Les prix n’ont pas encore augmenté de manière significative, mais la dépréciation de l’ariary sur le MID laisse penser qu’une flambée des prix ne devrait pas tarder. Le ministère des Finances fait tout pour retarder l’échéance, mais la situation peut devenir très vite intenable. Le marasme qui règne dans l’économie mondiale ne nous permet pas de remettre notre économie à flot, nos partenaires commerciaux étant, eux aussi, touchés par la crise. Les citoyens se trouvent donc dans l’expectative. Pour le moment, il n’y a pas de pénurie. Les étals des marchands sont encore bien achalandés, mais la valse des étiquettes donne parfois le tournis. Bien que la situation ne soit pas encore intenable, une certaine appréhension commence à gagner la population. L’atmosphère politique actuelle n’arrangeant pas les choses, on constate une certaine défiance vis-à-vis des dirigeants. La communication faite par les spécialistes du régime n’arrive pas à convaincre une opinion blasée. Les réseaux sociaux sont le support de tout ce qui n’est pas véhiculé par les médias officiels. L’avenir est plus que jamais incertain.

Patrice RABE.

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  1.  » Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres » Antonio GRAMSCI .
    Clair-obscur : 1947 – 1960 – 2009 – 2018….
    le nouveau monde malagasy est là , obstinément, avec ses monstres obstinés ( paupérisation – corruption – mal vivre…) mais avec une jeunesse obstinément avide de lendemains meilleurs .
    Alors tout espoir est permis .

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