Le danger du phénomène migratoire venant du sud

La catastrophe climatique dans le sud de Madagascar est bien réelle et il faut y faire face. Les efforts déployés pour venir en aide à la population de la région sont méritoires, mais insuffisants. Les rapports des  organisations internationales nous rappellent que le kéré est un problème récurrent et nous font prendre conscience de la nécessité de mettre en place une politique de développement sérieuse. Pour le moment, toute la volonté de ceux qui interviennent sur le terrain est dirigée vers le sauvetage des 1, 06 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire.

Le danger du phénomène migratoire venant du sud

Les dirigeants actuels sont plus que jamais conscients de la gravité de la situation dans le sud de la Grande île, mais il leur faut parer au plus pressé. Plus d’un million de personnes doivent  recevoir des aides alimentaires. Des semences ont été distribuées pour permettre la reprise des cultures, mais c’est peine perdue, à cause de la sécheresse persistante. Devant la situation inextricable où ils se trouvent, certaines familles ont décidé de quitter leurs terres pour essayer de trouver des conditions plus favorables dans le nord. Ils sont des centaines voire des milliers à vendre leurs biens pour échapper à leur sort. Les autorités, qui ont commencé à prendre la mesure du phénomène migratoire qui se déclenche en ce moment, ont décidé de  stopper le mouvement. Le ministère de la Population a pris les choses en main. On ne sait pas quelles solutions seront trouvées, mais c’est un problème humanitaire qu’il va falloir résoudre très vite. Dans le contexte actuel, il est nécessaire de ne pas laisser les choses en l’état. La presse commence à s’intéresser à la situation. Ces migrants voudraient s’installer sur des terres en  marge d’aires protégées. Ce qui n’est évidemment pas souhaitable. Des camps de fortune seront peut-être aménagés pour les accueillir provisoirement, mais des décisions radicales devront être prises. Nous verrons bien ce qui sera fait dans les jours à venir.

Patrice RABE

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Attention danger

  2. Ce n’est pas un travail de pompier qu’il faut mettre en oeuvre. La population a déjà trouvé les solutions. Migration, alliance avec les autres tribus, financement de membres de la famille s’intaller dans d’autres régions pour ervir de ponts, raser les mangroves pour y planter le maïs, et même aller jusqu’à Sambava où la pluviométrie dépasse 4500 mm/an …. Autour de Tana, il y a de riches Antandroy qui s’installent en achetant des terrains de qq hectares ! Bloquer la migration des pauvres n’arrêtera rien.

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