Une presse étrangère  peu clémente envers le pouvoir

Alors que la tension est retombée sur le plan politique à Tana, la presse étrangère ne manifeste aucune indulgence sur la gestion policière de  la manifestation de samedi dernier. Plusieurs médias internationaux   ont  dénoncé l’utilisation  massive des forces de l’ordre pour empêcher l’opposition de tenir meeting sur la place du 13 mai.  Cette relation des événements  écorne  particulièrement l’image du régime à l’extérieur , image déjà ternie par les  différentes affaires survenues ces derniers temps.

Une presse étrangère  peu clémente envers le pouvoir

  La presse étrangère n’est pas tendre ces derniers temps envers le régime en place. Elle décrit les événements sans complaisance.Elle donne  même une image  négative de la situation à l’intérieur du pays. Les difficultés socioéconomiques, le  kere dans le sud, les différents mouvements sociaux et l’affaire de 73,5 kilos d’or ont donné une image peu reluisante du pays. Ce que certains qualifient  d’offensive contre le régime n’est pourtant  que la relation de la réalité sur place . C’est maintenant  au tour du régime de se trouver sur la sellette à l’extérieur du pays. On ne sait pas quelles conséquences peuvent avoir ces articles critiques sur le plan international. Le fait d’avoir mauvaise presse va certainement influer sur la perception de la situation dans le pays.  Cela tombe assez mal au moment où le gouvernement mène des négociations délicates avec les bailleurs de fonds institutionnels.  Les investisseurs privés  sont eux-aussi sensibles aux climats politique et social qui règnent dans le pays.  Le fait d’avoir mauvaise presse à l’extérieur devrait amener nos dirigeants à plus de modestie dans leur manière de gérer les problèmes que traverse le pays. Cela permet aussi à l’opposition de faire un peu mieux  entendre sa voix. Il n’y a eu aucune réaction des partisans du pouvoir après cette série d’articles négatifs   jugeant  les actions du régime. Ce dernier préfère ignorer leur portée.

Patrice  RABE

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4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. L’ouverture des frontières fermées depuis un an reste à mon humble avis la seule option capable de débloquer la situation socio-économique catastrophique les malgaches retrouveraient leur emploi les hôtels ne fermeront plus lui secteur touristique n’est pas à négliger un test pcr est effectué 72 h avant d’arriver à Madagascar à l’aéroport un autre test pcr est effectué n’entrent ds le pays que tous ceux qui sont négatifs alors pourquoi punir autant des malgaches qui ont envie de travailler et gagner leur vie du reste il est passé où ve covid organics sensé protéger

  2. Qui vivra verra! Est-ce que le gouvernement malagasy a-t-il décrété un état d’urgence ou de siège pour la ville de tana, d’autant plus semble-t-il que ce n’est plus le préfet de police qui dicte la loi si l’on se réfère à une déclaration publiée dans midi. Il se passe beaucoup de chose chez-nous:le kere,le covid,la subvention aux écoles privées supprimée,grèves des universitaires,paramed,inspecteurs du travail,employés du kraomita,la facture optima,le ravitaillement en eau et les copures d’ électricité,les 73kg d’or,la déclaration du syndicat des douanes!

  3. Tant que nous Malagasy n’avons pas un sens de fierté nationale,c’est que tout étranger- tout organe sans exclusion- s’adonne à des commentaires négatifs, à des visions catastrophiques, à des rapports basés sur des contrevérités, à des attitudes de subordonnés et du fait des princes.
    Une forme de terrorisme autrement à bien y réfléchir.
    Ne vous laissez pas conter convoitises et intérêts restent des mamelles nourricières des prédateurs de tout bord. Les HISTOIRES des Colonies sont vivantes pour rafraîchir certaines mémoires et certaines correspondantes sur place de
    Radio du monde ou autre en bassinent régulièrement sur leur fréquence.
    Quand à ceci s’ ajoute le comportement de poltrons, de faux dévots, d’hommes de paille qui se font personna non grata de leur pays d’origine en tant que politicards.
    Il y a du grain à moudre pour assaisonner les SALADES.

  4. De quelle presse internationale parle t-on ? Jeune Afrique et Africa intelligence sont bien loin des références étables . Pour la presse hexagonale il suffit de se mémoriser du mouvement des gilets jaunes et les émeutes à Paris avec 7000 policiers . Maintenant si on parle d’Amnesty international personne n’est dupe que c’est un satellite de la CIA et qui n’a bougé le petit doigt lors des manifestations pro-démocratiques à Hong Kong sans oublier son silence face aux répressions subies par le mouvement  » black lives matter aux états unis . Et enfin il y a eu mort d’hommes à Analakely ? Témoignez s’il y a eu émeute et affrontement . Donc il n’y a que les journaleux du pays qui jouent les  » mpamendrofendro  » !

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