Nicolas Sarkozy, un homme politique avec un genou à terre

C‘est un véritable tremblement de terre qui a secoué le monde politique français et qui a dévasté la droite. La condamnation de Nicolas Sarkozy à trois ans de prison  dont un an ferme ruine définitivement ses chances de devenir un recours comme l’espéraient tous ses amis de LR. Il est condamné pour corruption et trafic d’influence, accusations que lui et ses avocats nient farouchement. L’homme politique n’entend pas en rester là et, en interjetant appel, il veut laver son honneur. Mais la justice est passée par là et sa réputation est ternie. Il a dit et répété qu’il avait abandonné la politique, mais certains commentateurs lui prêtaient encore des arrières pensées.

Nicolas Sarkozy, un homme politique avec un genou à terre

C’est le deuxième président de la république française à être condamné. Jacques Chirac l’avait été pour l’affaire des « emplois fictifs » à la mairie de Paris, mais cela n’avait pas prêté à conséquence puisqu’il était totalement retiré de la vie politique. La personnalité de Nicolas Sarkozy donne un tout autre relief au verdict de ce procès qui est un des épisodes de ses démêlés avec la justice. Il doit encore comparaître le 17 mars prochain pour l’affaire Bygmalion, concernant le financement de sa campagne électorale de 2012. Cette condamnation prononcée avant-hier l’a profondément atteint et ses partisans qui sont encore très nombreux ne veulent pas croire qu’il est à terre. Il avait encore beaucoup d’influence sur le plan politique et on disait qu’il prodiguait ses conseils au président Emmanuel Macron. Il s’était reconverti dans les affaires et il disait que sa carrière politique était derrière lui. Certains de ses plus fervents partisans dans le camp républicain affirment qu’il ne faut pas l’enterrer trop vite et qu’il y a encore un procès en appel. Ses avocats sont prêts à mettre tout leur art de la plaidoirie dans la balance. Ils espèrent qu’il sera totalement lavé de toute accusation. Mais si le verdict ne sort que peu de temps avant le début de la campagne présidentielle de 2022, il sera alors trop tard.

Patrice RABE

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Attention… à deux genoux à terre, on est en posture de prière pour quémander le pardon de ses péchés. Cela ne devrait plus tarder…

  2. Un exemple à suivre pour nous, il faut que la haute cour de justice soit totalement indépendant (HCJ) . Il faut abrogé cette loi qui dit que tout jugement d’un ancien dirigeant Malagasy doit avoir l’aval et l’approbation de l’assemblée nationale. Là il n’y a pas d’indépendance totale. Il y aura toujours une main mise, car les députés vont choisir qui va être jugés ou pas, en fonction de sa couleur politique

  3. Un exemple pour Madagascar…

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