Confinement : une stratégie à revoir

C’est toujours avec appréhension que l’on ouvre son fil d’actualité Facebook. La crainte de voir le nom d’une connaissance ou d’un parent emporté par la Covid-19 est toujours la même. Cette deuxième vague est impitoyable et n’épargne personne. Même ceux qui se sentent assurés d’avoir pris toutes les précautions, à savoir port du masque, respect des gestes barrières et prise de fortifiants et de vitamines ne sont pas à l’abri d’une contamination de ce variant sud-africain qui s’insinue de façon insidieuse partout. On arrive à la fin de la première quinzaine de l’état d’urgence sanitaire et la situation est toujours aussi tendue. Les Tananariviens vont de nouveau vivre un week-end de confinement. Il ne suffit plus de l’instituer pour que le confinement porte ses fruits, il va falloir l’aménager pour concilier la lutte pour la survie des uns et le respect des mesures sanitaires nécessaires.

Confinement : une stratégie à revoir

La population, dans son ensemble, est consciente de la gravité de l’épidémie. La partie la plus aisée, agit en conséquence et est prête à suivre les règles édictées. On a vu le week-end dernier que les habitants de nombreux quartiers avaient respecté les règles du confinement, mais les endroits fréquentés par les couches populaires, connaissent une joyeuse pagaille. Tous ces gens avaient besoin de sortir et de travailler car ils étaient à la recherche de leur pitance quotidienne.Tout ce beau monde n’avait aucune conscience du danger de la propagation du virus. Les forces de l’ordre sont prudemment restées en retrait car elles ne voulaient pas provoquer d’émeutes. Elles sont intervenues en fin de matinée et ont haussé le ton. Les récalcitrants et les négligents ont été embarqués et sont allés en cellule. Mais à la fin de ces deux jours, on a pu tirer des leçons et le constat est plutôt mitigé. Les personnes qui se sont pressées dans les quartiers populaires ne sortent pas de gaieté de cœur et c’est le besoin qui les pousse à le faire. C’est donc toute une stratégie qui est à revoir. On en saura plus demain lors d’une nouvelle intervention du chef de l’État sur les chaînes de télévision.

Patrice RABE

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. La situation actuelle est difficile pour tous. Elle l’est encore plus pour les plus démunis. Beaucoup de familles endeuillées pleurent leurs disparus. Les forces de sécurité font preuve de discernement et de retenue car elles sont conscientes que parfois nécessité oblige, notamment en matinée où les besoins de la journée sont à satisfaire. On peut toujours discuter à l’infini de la meilleure stratégie à employer. Chaque pays déploie la sienne en fonction des modes de vie de ses populations et des moyens dont il dispose. Malgré la compassion que l’on doit avoir envers ceux, toujours trop nombreux qui nous quittent, il apparait néanmoins que toutes les actions entreprises actuellement semblent freiner, voire éviter un emballement généralisée de cette nouvelle vague épidémique. La critique est facile, l’art beaucoup plus difficile. Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs.

  2. Je pense que les tsinjo devront ètre généralisés,sauf aux salariés de cadre A et similaires. Les aides financières reçues par le pouvoir sont largement suffisantes

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