Un communiqué qui est un pavé dans la mare

La campagne de vaccination contre la Covid-19 est maintenant terminée et ceux qui l’ont organisée peuvent considérer que leur contrat est rempli, même si un peu plus de 80 000 doses n’ont pas été utilisées. On a vu hier un certain flottement après l’annonce faite par l’ambassade de France affirmant que le Covishield n’était pas accepté par les autorités françaises. Après une suspension de quelques heures, la vaccination a repris et l’affluence dans les centres a été importante.

Un communiqué qui est un pavé dans la mare

Le communiqué publié sur la page Facebook de l’ambassade de France, précisant que le vaccin Covishield n’avait pas été accepté par les autorités françaises, a semé le désarroi chez les organisateurs de la campagne de vaccination. De nombreux vaccinodromes ont fermé leurs portes et le personnel présent a renvoyé les nombreux candidats qui faisaient la queue. Le ministre de la Santé a exprimé son incompréhension et a décidé d’interpeller l’OMS par rapport à cette affirmation. Mais après une longue concertation entre les responsables, l’opération a repris son cours pour ne pas léser les volontaires désireux de se faire vacciner. Le rythme a été très soutenu tout au long de l’après-midi/ 177 000 personnes ont donc pu recevoir leur première dose de vaccin au terme de ce mois et demi de campagne. Pour les observateurs, ce qui a été annoncé dans le communiqué est un véritable pavé dans la mare et il est tombé à un très mauvais moment. L’embarras des autorités sanitaires était palpable. Ces dernières se sont certainement senties trahies par l’OMS qui a manifesté une certaine assurance lors de la livraison des stocks de Covishield. Aujourd’hui, tous ceux qui se sont fait vacciner pour se protéger, mais aussi pour pouvoir voyager à l’international sont dans le désarroi. Un certain nombre d’entre eux ont accepté le Covishield car ils n’avaient pas d’autres choix. À présent, ils ont l’impression d’avoir été piégés. C’est maintenant vers le gouvernement qu’ils se tournent pour qu’une solution soit vite trouvée.

Patrice RABE

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