Nécessité d’une répression contre les chauffards

La route a de nouveau eu son lot de victimes. Pour une opinion traumatisée, il ne s’agit plus de fatalité. Il n’est plus question de tolérer cette hécatombe qui rythme son quotidien. Les mesures prises pour stopper cette macabre série ne suffisent plus, il est nécessaire d’établir un véritable plan de lutte contre les chauffards qui sont à l’origine de ces accidents mortels. Les forces de l’ordre ont commencé à sévir sur les routes nationales, mais leur sévérité n’a pas suffi. Il est temps de revoir toute la stratégie utilisée pour contrôler la circulation des véhicules dans tout Madagascar.

Nécessité d’une répression contre les chauffards

Ceux qui voyagent en taxi-brousse éprouvent maintenant une certaine appréhension durant le trajet de leur véhicule. Les accidents mortels qui se sont succédé depuis bientôt un mois ont lieu sur tous les tronçons de route nationale où la circulation est dense. Les défauts techniques des voitures sont l’une des causes de ces sorties de route meurtrières mais la plupart du temps, ce sont des erreurs de conduite des chauffeurs qui sont à l’origine de ces collisions ou de ces embardées dangereuses. Aujourd’hui, on se sent impuissant devant cette succession d’annonces macabres et on frémit en pensant à ces familles décimées par l’inconscience de tous ces mauvais conducteurs sur les routes. Les autorités ont affirmé vouloir réagir et le déploiement d’un certain nombre d’éléments des forces de l’ordre a été constaté. Cependant, cela n’a pas suffi et la série d’accidents continuent. Il est temps pour les autorités de mettre en place un plan d’action encore plus rigoureux pour avoir des routes plus sûres. Le contrôle doit impérativement se faire en amont car les coopératives sont responsables de l’inconséquence de leurs chauffeurs. Il n’y a pas eu jusqu’à présent de peines sévères appliquées contre celles dont les véhicules ont provoqué ces accidents mortels. La balle est donc maintenant dans le camp des forces de l’ordre.

Patrice RABE

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Agir en amont, c’est une priorité Nationale face à ce cataclysme.
    1. L’obtention du permis de conduire pour pouvoir transporter des passagers ou de la marchandise, doit passer par une école ou un centre de formation. On n’apprend pas que conduire quand on prend la responsabilté d’acheminer des passagers en goute sécurité. Il y a des paramètres à gérer, des réflexes à maîtriser, des connaissances à assimuler. En France, la formation pour les permis C et D, font l’objet d’un cursus bien defini, justement par rapport aux risques d’accident de la circulation. En obtenant son permis C ou D, le conducteur se voit accompagné d’une attestation qu’on appelle, FIMO (Formation Initiale Obligatoire), qui doit être renouvelé tous les 5 ans en devenant FCO (Formation Continue Obligatoire), avec visite médicale pour aptitude. Durant ces périodes de formation, l’accent est surtout axé sur la prévention, et le rappel des règles de la circulation. Malgré tout cela, on entends toujours des cas d’accidents en France.
    Pour en revenir à Madagascar, il est difficile de revenir en arrière, c’est à dire refaire passer son permis, mais d’autres solutions peuvent être envisagées, comme la création d’un centre de sécurité routière, où tous les conducteurs permis C et D, doivent suivre une formation, dans un délai de 1 an. On remet tout le monde à niveau, les coopératives peuvent financer le coût de formation de leurs chauffeurs, ainsi que les entreprises de transport. Le financement peut être vu de cette façon ou par une taxe pour la formation.
    Quand on parle de prevention, on agit en amont, on connaît les risques si on les ignore. La sensibilisation:
    1.sur le temps de conduite journalier donc fatigue
    2. L’excès de vitesse
    3. La drogue et l’alcool
    4. La surcharge
    5. La conformité mécanique du véhicule (contrôle technique).
    6. Installation obligatoire de chronotachygraphe (mouchard), sur tout l’ensemble des vehicules transportant de la marchandise et des transports en commun.
    7. Appliquer la limitation de vitesse à 90 km/h ou 70 Km/h.
    8. Equiper les forces de l’ordre de jumelles radars pour les excès de vitesse, ainsi que d’Ethylotest.
    Les conditions de passage de permis doit être revu, de façon à ce que les candidats soient formés de façon très rigoureuse.
    Avec ces propositions, nous n’allons pas faire disparaître les accidents de la circulation, mais au moins on aura pris des mesures de les diminuer de façon palpable.
    Si on ne fait rien ce sera toujours pareil, peut être jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de chauffeur, car tous les autres sont décédés dans des accidents.

  2. Oui, il faut être inconscient ou obligé pour prendre la route en taxi-brousse : c’est une épreuve du départ à l’arrivée . Situation en totale contradiction avec la politique moultes fois claironnée de promotion du tourisme …étant entendu que la vie d’un malgache ou l’existence d’une famille malgache ne saurait peser dans la balance .

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