Vente d’hélicos à l’Armée Malagasy : Début d’une bataille judiciaire, l’ancien DG de l’ACM dénoncé

David Verly veut mettre définitivement fin aux polémiques sur l’achat en 2009 par l’Armée Malagasy de 4 hélicos importés de Belgique.
David Verly veut mettre définitivement fin aux polémiques sur l’achat en 2009 par l’Armée Malagasy de 4 hélicos importés de Belgique.

Le manager de la société MadAfrica Distribution a fait des révélations hier sur ce dossier qui suscite des polémiques.

Le manager de la société MadAfrica Distribution David Verly sort de son mutisme face aux désinformations véhiculées par une certaine presse ces derniers temps sur la vente d’hélicoptères à l’Armée malagasy en 2009. « J’ai vendu à l’Armée malagasy 4 hélicoptères et non 23. J’ai importé ces hélicos de Belgique. Je n’ai pas vendu des matériels militaires. Ces hélicoptères sont entièrement démilitarisés, donc ne sont pas soumis aux procédures d’importation et d’exportation prévues par l’Arrêté Royal du 08 mars 1993. L’Armée malagasy a eu besoin de ces 4 hélicos surtout pour la lutte contre les vols de zébus », précise David Verly. Avant d’ajouter : « L’acquisition de ces hélicos auprès de l’Armée de Belgique n’a connu aucun problème. La preuve, presque 5 ans après, la société MadAfrica Distribution ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire. Si ces hélicos n’ont pas pu fonctionner normalement à Madagascar, c’est parce que l’Armée Malagasy n’a pas les moyens de les entretenir. Elle ne dispose pas de techniciens compétents pour cet entretien. En fait, il n’y a pas eu de coordination entre les pilotes de l’Armée malagasy et la société « Madagascar Helicopter » qui a été chargé de l’entretien des 4 hélicoptères. »

Autorisation de réexportation. Sur une autre affaire, celle relative au « crash » de l’hélicoptère de marque Eurocopter Ecureuil, type AS 355 N S/N 5535 (NDLR : c’est l’hélicoptère qui a transporté la candidate Saraha Georget Rabeharisoa d’Antsohihy à Mandritsara pendant la campagne du 1er tour des Présidentielles), le manager de MadAfrica Distribution d’expliquer : « Cet hélicoptère n’a rien à voir avec les 4 hélicos qui ont été vendus à l’Armée Malagasy. Il a été importé de manière régulière et réexporté de la même manière. J’ai eu une autorisation de réexportation en bonne et due forme (N° M1360-2013-MFB/SG/DGD/D2/S23/LEG). » David Verly de démentir le « crash » de cet hélico : « Il n’y a pas eu crash à Mandritsara. Il n’y a eu ni mort, ni blessé, ni dégât matériel. A cause d’augmentation brusque de la température T 4 d’un moteur, le pilote avait fait un atterrissage de précaution en campagne. Avant le décollage, le pilote commandant de bord Racerlyn Yersin a estimé que l’hélicoptère était apte au vol. » Devant les désinformations et les diffamations par voie de presse dont il est victime, le manager de la société MadAfrica Distribution a déposé plainte auprès du tribunal d’Antananarivo. David Verly n’a pas ménagé l’ancien DG de l’ACM (Aviation Civile de Madagascar) sur cette affaire d’atterrissage de précaution de Mandritsara : « L’ACM n’a même pas pris la peine de mener son enquête. Elle a bloqué mon hélico pendant deux semaines. En s’étant obstiné de mettre en place la fameuse sûreté aéroportuaire, l’ancien DG de l’ACM a oublié la formation de son personnel sur la mécanique des hélicos. »

Expulsion. David Verly n’a pas manqué d’éclaircir ses relations avec l’ancien premier ministre Omer Beriziky. Selon lui, il entretient une relation paternelle et familiale avec l’ancien locataire de Mahazoarivo. « Je connais Omer Beriziky depuis 17 ans, quand il était encore jeune ambassadeur à Belgique. Par fois, j’ai mis à sa disposition mon hélicoptère pour ses déplacements en province pour constater de visu les ravages des intempéries », a-t-il souligné. Sur une autre affirmation selon laquelle il a été déjà fait l’objet d’expulsion du territoire malgache, David Verly de mettre les points sur les « i » : « Je n’ai jamais été expulsé. On peut le vérifier dans les registres des autorités compétentes. Je suis marié à une Malgache et ai trois enfants malgaches. Comme à Madagascar, je n’ai connu aucun problème en Belgique. » En tout cas, pour mettre fin aux polémiques sur cette vente de 4 hélicoptères à l’Armée Malagasy, le manager de la société MadAfrica Distribution a décidé de porter l’affaire devant la Justice. « Je n’ai pas l’intention de jeter en prison qui que ce soit. L’essentiel pour moi, c’est, que le peuple malgache connaisse la vérité sur ce dossier », précise David Verly.

RAJAOFERA Eugène

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