Trafic d’armes : Intervention d’un ancien PM et d’un Général à la retraite

360 fusils de chasse et 4417 munitions ont été saisis à Toamasina.
360 fusils de chasse et 4417 munitions ont été saisis à Toamasina.

Reste à savoir si ces personnalités sont des proches du gendarme incarcéré à Antanimora, ou bien, s’ils sont eux aussi, impliqués dans ce réseau de trafiquants d’armes.

« Un réseau d’une envergure internationale bien implantée à Madagascar ». C’est ce que pensent les observateurs par rapport aux trafics d’armes qui sévissent actuellement dans la Grande île, et particulièrement, l’affaire des 360 fusilles de chasse et 4417 munitions saisies au port de Toamasina le 22 mai dernier. En effet, cette affaire n’en finit pas de faire couler beaucoup d’encre. Le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie nationale, le Général Paza Didier Gérard a déjà annoncé l’implication d’un Colonel à la retraite et de deux gendarmes dans ce trafic. Une dénonciation, certainement à l’origine des interventions venant de différents horizons, mais aussi et surtout des « olobe » issus de la Province de Toliara, pour réclamer et/on exiger la libération d’un Capitaine de la Gendarmerie qui a été placé sous mandat de dépôt à Antanimora le 17 juin dernier. Ce dernier, travaillant auparavant dans la Région Sud-ouest de Madagascar, a été appréhendé à Toamasina le jour où cette affaire a éclaté.

« Olobe ». Des sources proches du dossier dénoncent actuellement l’existence de personnalités qui tentent de corrompre au niveau de la Justice pour réclamer la libération de celui-ci. Parmi ces « olobe » figureraient entre autres, un ancien Premier ministre et un Officier Général à la retraite ayant occupé un poste à responsabilité dans une Ambassade à l’étranger. Tous deux, natifs de la partie Sud de la Grande île. Pour l’heure, nos sources sont incapables d’expliquer l’origine de ces interventions. Reste à savoir donc si ces personnalités sont des proches du gendarme incarcéré à Antanimora, ou bien, s’ils sont eux aussi, impliqués dans ce réseau de trafiquants d’armes. En tout cas, les enquêteurs de la Section des recherches criminelles de Fiadanana devraient mener une enquête approfondie pour démanteler ce réseau et traquer tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans ce trafic. Le nouveau Directeur général du Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco) devrait également prendre ses responsabilités et faire preuve de fermeté et d’intégrité. Ce dernier a déclaré lors de son investiture qu’une enquête sera ouverte pour tout soupçon de corruption même en l’absence de plainte au préalable. Nous suivrons de près l’évolution de cette affaire.

Davis R

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