Sakoroka à l’Hôtel de Ville : 34 agents de police municipale enquêtés à Ankadilalana

 «Les militaires venus à l’Hôtel de Ville le soir du sakoroka voulaient faire régner l’ordre», a précisé le ministre de la Défense, le Gal de Corps d'Armée, Beni Xavier Rasolofonirina.
«Les militaires venus à l’Hôtel de Ville le soir du sakoroka voulaient faire régner l’ordre», a précisé le ministre de la Défense, le Gal de Corps d’Armée, Beni Xavier Rasolofonirina.

Toutes les personnes impliquées dans les agressions du mercredi dernier ont fait l’objet d’une enquête menée par la gendarmerie, le soir même des cafouillages à Analakely.          

«Toutes les dispositions nécessaires ont été prises concernant le cafouillage d’hier soir. Ainsi, tous les agents de la police municipale suspectés d’être mêlés à cette affaire subissent actuellement une enquête à la gendarmerie d’Ankadilalana. Ils sont au total 34 agents à subir cette enquête», a déclaré Jean Claude Rabarijaona, directeur de cabinet du maire de la capitale. Il a donné une conférence de presse hier, pour éclaircir la situation, ou plus précisément, pour donner le point de vue de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) à propos de cette affaire. Il a reconnu le dérapage de certains des agents de la police municipale pendant les opérations d’assainissement de la ville. Cependant, il n’a pas manqué de souligner que ces agents peuvent parfois subir des provocations émanant des marchands de rue. «Ils étaient en pleine opération d’assainissement quand ces échauffourées ont eu lieu», a-t-il précisé. Une déclaration qui s’oppose au témoignage des victimes des agressions. «Nous étions sur le point de ranger nos marchandises et de quitter les lieux quand les agents de la police communale ont débarqué. Ils ont voulu ramasser toutes nos marchandises. Mais mon mari qui était là ne voulait pas se laisser faire. Ils l’ont tout de suite tabassé avant de nous embarquer dans leur voiture. Et ils ont continué à agresser mon mari jusqu’à notre arrivée à l’Hôtel de Ville», a témoigné la femme enceinte, victime des agressions de la police municipale. Choquées, les victimes affirment être sur le point de porter plainte contre les responsables de ces agressions. Mais la question est aussi de savoir si ces dernières ont respecté la loi en étant marchands illicites?

Réflexe de survie. Joint au téléphone, le ministre de la Défense nationale, le Gal de Corps d’Armée, Beni Xavier Rasolofonirina, a également apporté son point de vue sur cette affaire. Contrairement aux critiques et préjugés apportés par les observateurs dans les médias, il a tenu à saluer les gestes des militaires armés venus en masse à l’Hôtel de Ville ce soir-là. «Pour moi, les militaires qui étaient venus là-bas à cette occasion voulaient tout simplement faire régner l’ordre, comme cela fait d’ailleurs partie de leur mission. Ils ont seulement voulu éviter les éventuels débordements vu l’ampleur de la tension à ce moment-là. De plus, ces militaires n’ont fait aucun blessé, ni de mort. Ils voulaient seulement protéger l’Hôtel de Ville, notre patrimoine à tous, contre ce qui aurait pu se produire. Et surtout, nous voulons éviter tout danger avant, pendant, et après le Sommet de la Francophonie. Beaucoup ont mal interprété la situation», a affirmé le ministre. Par ailleurs, lui de dire que le geste du militaire en ayant appelé ses frères d’arme au moment des agressions n’était qu’un «réflexe de survie». Il explique: «Quand nous savons que nous sommes en danger, nous n’allons pas chercher plus loin. Les premiers gestes à faire, c’est d’appeler les personnes qui nous sont les plus proches».

Enquête de moralité. Ce qui s’était passé à l’Hôtel de Ville le soir du mercredi dernier a fait surgir beaucoup de réactions. Pour sa part, le député Naivo Raholdina d’insister sur le fait que la CUA devrait exiger plus de valeur morale de la part les personnes qu’elle recrute. Et d’ajouter: «La commune devrait effectuer une enquête de moralité sur tous ses agents afin de séparer les bons des mauvais et d’en éliminer les mauvais», a déclaré le député. Quoi qu’il en soit, la CUA a lancé un appel à l’apaisement, au respect des lois, et à la contribution de tous les citoyens pour renforcer l’assainissement de la ville.

Arnaud R.

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14 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. tena marina izany misaotra ry fano

  2. Sady en plus, any atsimo any zao no tena mila miaramila sy polisy sy gendarmes maro fa tsy eto tana. Ny eto zao ny ilaina, polisy mitandro ny filaminana amin ny atoandro sy amin ny alina (miaro amin ny mpandroba fa tsy mandroba papiers n olona fotsiny de manotra), toby eo analakely miteraka olana fotsiny say mandany volam bahoaka fotsiny io,

  3. Tokony esorina eo Analakely hoa io RM1 io dia mba ivarotana fa toerana norme be io dia simbaina fotsiny.
    Dia ahoana moa no hanara-dalana ny miaramila? Na mety na tsia ataony arovan’ny lehibeny foana. Fitsaram-bahoaka no mendrika izay tratra amin-dry zareo ireny.

  4. Raha mety ny ataon’ny mpivarotra amoron-dalana,aleo izy ireo hivarotra eo anoloan’ny trano fivoriana @ francophonie rehetra ary eee! Dia ho hitantsike hoe ahoana. Sitrany ahay soa mividy ny vazaha.

  5. La marchande illégale et son militaire d’époux qui sont à l’origine de ce « sakoraka » sont tout autant blàmables pour avoir ameuter les bérets rouges que les agents municipaux qui éventuellement auraient agit avec un excès de zèle en exécutant leur boulot d’assainissement.
    Idem pour le général X Béni et l’officier gendarme qui sont intervenus et ont déployé leurs éléments lourdement armés avec une volonté manifeste d’en découdre avec les forces des polices municipale et nationale initialement présentes.
    Pareille pour l’enquète de moralité.! Tous les responsables présents sur le « champs de bataille » devrait en faire l’objet et éventuellement réprimandés.!!!

  6. · Edit

    Le génér

  7. Un confrère a suggéré hier qu’il y a bel et bien un « Chef Suprême » à cette armée là et que c’est la marchande à la sauvette… et il a bien raison, d’ailleurs, qui peut le contredire ! De même notre grand ami et député Raholdina a plus que raison comme d’habitude pour son « enquête de moralité » avant recrutement, puisque là nous voyons bien se distinguer une milice à la place d’une armée.

  8. BENI XAVIER EST UN BABAKOTO GENERAL D’ARMEE DE DAHALO

  9. La protection de l’hôtel de ville est une mission de la Police ou du l’EMMO Monsieur le Ministre. Tournez 7 fois la langue avant de dire n’importe quoi, respectez un peu votre Grade et votre Uniforme. Fîtes régner la discipline au sein de l’armée pour qu’elle n’apparait pas comme une « MILICE ARMÉE » !

  10. Miteniteny foana mits lay Ministra! Mahamenatra nefa « mba » Général de corps d’armé ihany nefa…

  11. manenjika dahalo no asan’ny miaramila, tsy misy ataony aty Antananarivo mihintsy! Raha mitohy izao dia ny mpangalatra indray no hitaraina raha tratra

  12. Tena marina izany tokony hisy enquête de moralité tena henjana ny recrutement ny MIARAMILA

  13. zao sisa no niafaran’ny miaramila milaza fa miaro ny ara -dalàna !!! pfffff !!
    lasa milisy no niafarany.
    ao amindry zareo ireo no tokony hampiharina io teny lazain’i Naivo Raholdina io !

  14. Zaho aloha miala tsiny fa fialàna bala izany resaky ny ministra izany. Ary mbola nasiany indray fa midera ny miaramila nefa saika hanenjka ireo polisy monisipaly no nahatongavany teo? dia mody hoe fiarovana ny Lapan’ny Tanàna sy ny mety ho sakoroka? nefa ny olona sasany aza miantso hoe tokony hametra-pialàna na esorina izay lehiben’ireo miaramila ireo? tena mbola mihevitra ny Malagasy ho bado mihitsy izany ilay mpitondra e.
    Raha mila dera ny miaramila dia tokony hanampy ny CUa hanala ireo mpivarotra amoron-dalana izay tena manimba ny tanàna sy mandoto azy. Sady tsy mandoa hetra ho fanamboarana sy fanadiovana ity tanàna ity akory. Miteraka fitohanan’ny fifamoivoizana sy mahatonga ireo jiolahy mpisam mirongatra. Ary nahoana moa no miaramila efa manana asa anie izany koa no mbola mivarotra amoron-dalana? tsy mitombina anie izany ilay hoe ka izahay tsy manana asa e no mahatonga ilay mpivarotra e.

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