Manif du MLE ce samedi : Risque d’affrontement, les forces de l’ordre réquisitionnées

uneJoint au téléphone, le Général Florens Rakotomahanina a déclaré que « pour toute manif non autorisée, des mesures vont être prises pour disperser les manifestants ».

Le risque d’affrontement n’est pas à écarter samedi prochain du côté d’Andohatapenaka. Comme prévu, les journalistes membres du Mouvement pour la Liberté d’Expression (MLE) vont tenir ce samedi, une manifestation sur la route digue, à la sortie de la rocade nouvellement inaugurée à Andohatapenaka, au niveau de la bifurcation vers Ambohitrimanjaka. Un programme bien calculé puisque cette manif est prévue avoir lieu le jour de l’ouverture officielle du XVIe Sommet des Chefs d’Etat et du gouvernement de la Francophonie. L’objectif du MLE est certainement de démontrer aux dirigeants de l’OIF la réalité malgache à propos notamment du non respect de la liberté d’expression par le régime. Faut-il rappeler que le Mouvement pour la Liberté d’Expression a été créé suite à l’adoption au forceps du Code de la Communication médiatisée. Le projet de Code de la communication a été adopté au Parlement bien malgré les nombreuses interpellations faites entre autres par le PNUD et l’APF. L’Exécutif a apporté de nombreuses modifications au projet de Code élaboré de concert avec le PNUD. Pour la manifestation prévue ce samedi à 8h30, le Mouvement pour la Liberté d’Expression prévoit d’organiser à Andohatapenaka une chaîne humaine pacifique et silencieuse. Aucun matériel de sonorisation ne sera donc installé sur place. Pour cette manif, les membres du MLE convoquent tous les signataires de la pétition qu’ils ont organisée au mois de septembre à travers l’île, à venir renforcer leurs rangs. Mis à part les adhérents à cette pétition, des victimes de l’exploitation aurifère à Soamahamanina et des victimes du litige foncier à Antsirabe vont également faire le déplacement à Antananarivo pour participer à cette chaîne humaine.

Lacrymogènes. Reste à savoir si cette manif pourrait avoir lieu. En effet, joint au téléphone hier soir, un haut responsable au niveau de la Préfecture de Police d’Antananarivo a fait savoir que les forces de l’ordre seront réquisitionnées samedi. « Cette manifestation n’ayant obtenu aucune autorisation émanant des autorités responsables, les forces de l’ordre vont donc intervenir en cas de trouble à l’ordre public », a-t-il martelé. De son côté, le Commandant de la Circonscription Interrégionale de la Gendarmerie d’Analamanga (CIRGN), le Général Florens Rakotomahanina a déclaré que « pour toute manif non autorisée, des mesures vont être prises pour disperser les manifestants ». Une manière à lui de laisser entendre que les manifestants seront dispersés à coups de gaz lacrymogènes en cas de débordement. Si les forces de l’ordre optent pour le recours à la force, l’objectif serait donc atteint pour le MLE qui cherche à démontrer aux dirigeants du monde entier que la liberté d’expression est bafouée à Madagascar. Dans les autres pays, les forces de l’ordre ne font qu’encadrer les manifestants. C’est le cas actuellement aux Etats-Unis pour les manifestations anti-Trump.

Davis R

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. ka tena samihafa ny mpitandro filaminana amerikana sy ny mpitandro filaminana malagasy.

    Na ny mission-ny aza tena mifanipaka be !

    Ny iray au service du peuple, ny iray au service des dirigeant !

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