Andry Rajoelina : « Fini le couvre-feu et reprise des rencontres sportives »

Le discours du président de la République a eu lieu hier dans le sud du pays.

Pour lutter davantage contre la propagation du virus au pays, le gouvernement prolonge une nouvelle fois l’état d’urgence sanitaire, lève le couvre-feu et annule la célébration de la fête de la République.

Les mesures deviennent alors de plus en plus souples au pays. L’état d’urgence sanitaire est prolongé mais le couvre-feu est levé, a annoncé le président de la République, hier lors d’une émission spéciale diffusée sur les chaînes nationales depuis le fokontany de Beronga, commune d’Ankariera, district de Taolagnaro, où il est actuellement en tournée. Les rencontres sportives seront aussi autorisées mais le nombre des spectateurs ne devrait pas dépasser les 200 personnes. Le prochain match local de l’équipe nationale de football, un rendez-vous très attendu, sera alors ouvert au public. Les manifestations culturelles, fêtes et spectacles, eux aussi, pourraient se poursuivre tout en respectant rigoureusement les gestes-barrière et la distanciation sociale. Cependant, selon Andry Rajoelina, le « famadihana » demeure interdit dans tout le pays.

Festivités annulées. Les chiffres sont en régression, affirme le président de la République. Mais la lutte se poursuit, a-t-il signalé. Toute réunion publique ne devrait pas alors rassembler plus de 200 personnes. Raison pour laquelle, le chef de l’Etat a annoncé que la fête de la République, prévue se tenir le 14 octobre prochain, ne sera pas célébrée en grande pompe. Aucune festivité ne sera au rendez-vous dans le cadre du 60ème anniversaire de l’indépendance. Mais pour marquer la date, Andry Rajoelina a annoncé qu’il joindra le 14 octobre prochain la ville natale de Philibert Tsiranana, premier président de la République malgache, à Anahidrano. « Nous avons pris cette sage décision », selon le président de la République, compte tenu du contexte actuel où une plus grande attention devrait être portée particulièrement sur le problème de « Kere » dans le sud.

Relâchement. Le port de masque reste obligatoire, a affirmé le chef de l’Etat. Tout comme la distanciation sociale et la désinfection systématique des mains avec du gel hydroalcoolique. Ces mesures viennent avec le déconfinement presque total des villes contaminées. La vie y retrouve alors son cours normal depuis des semaines. Plusieurs restrictions sanitaires ont été abandonnées afin qu’on puisse donner du souffle à l’économie gravement affectée par la pandémie durant plusieurs mois. Maintenant, les commerces reprennent, avec l’ouverture des routes nationales et les liaisons aériennes internes ; les activités économiques retrouvent petit à petit le sourire, même si le tourisme débute avec beaucoup de timidité ; les églises et les mosquées sont ouvertes ; les élèves retournent à l’école ; les universités bouclent l’année et reçoivent les nouvelles inscriptions. Pourtant, le relâchement dans la vigilance et le respect des gestes-barrière sont de plus en plus perceptibles. Au niveau des transports en commun, comme les « taxibe », les gels désinfectants semblent ne plus être à bord, si d’autres transporteurs commencent à tenter de dépasser le nombre maximal imposé de quatre personnes sur les banquettes.

Essais cliniques. Les derniers chiffres officiels ne montrent aucun signe de deuxième vague de l’épidémie au pays, mais l’Etat veut anticiper et se protéger d’une éventuelle menace dans ce sens en misant sur les vertus de l’artemisia. L’ouverture du laboratoire Pharmalagasy s’inscrit dans ce cadre. Elle a été mise en place non seulement pour la fierté nationale, selon Andry Rajoelina, mais aussi pour donner de la valeur ajoutée à cette plante dont Madagascar est un leader mondial dans sa production. L’Etat compte ainsi sur la gélule « CVO + », produite par ce laboratoire pharmaceutique, pour renforcer davantage l’immunité contre la Covid-19 et, à terme, éviter que l’épidémie ne ravage le pays. Selon le chef de l’Etat, « Madagascar est le seul pays à avoir procédé à des essais cliniques des trois médicaments pour lutter contre le Coronavirus », lesquels sont tous des dérivés de l’artemisia.

Rija R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. @ Mpandinika
    Misy hira izay  » veloma ry Saïd Omar  » fa na haniry nify aza ny akoho tsy handaitra amin’ny covid 19 mihitsy io tambavy -nareo CVO sy gélule io Torohevitra ? Paracetamol sy vitamine C dia basy rangaha ity a raha misy tazo sy reradreraka ary ravintsara sy evoka kinina raha mikohaka fa tsy sempotra ! 80% ny cas contaminés anie tsy mila fanafody akory aza fa aza poisinareo fa hisy vokany ratsy amin’ny aty sy ny voa !

  2. MPANDINIKA NE SOYEZ PAS SI OBTU UN PEU DE RECUL POUR ETRE VRAIMENT MPANDINIKA ( ETHIMOLOGIQUE ) …. AZA FANATIQUE FA MBA OBJECTIF…..

  3. vous proposez quoi alors Mr rakotonirainy..!!!?? vous qui êtes si intelligent ( d’après vous) et qui savez tout apparemment..!!

  4. Et Madagascar est aussi le seul où les essais cliniques Artesun-vtiamine C se poursuivent avec les effets indésirables graves chez des cobayes humains répertoriés et documentés à la commission d’éthique du collège des Médecins sans oublier aussi que la toxicité du covid organics n’a été testé que sur 50 rats seulement à l’IMRA ! Bonjour la mégalomanie et la démagogie …

Poster un commentaire