Affaire « Apollo 21 » : Procès sous haute sécurité

Audience publique sous haute surveillance policière.

Les 21 personnes impliquées dans l’affaire « Apollo 21 » comparaîtront aujourd’hui devant la barre dans le cadre de la première audience publique de cette affaire. Le palais de Justice à Anosy sera hautement sécurisé.

Quatre mois après l’éclatement de l’affaire de « tentative de renversement du régime et d’élimination du président de la République », dite Apollo 21, la première audience publique aura lieu aujourd’hui au palais de Justice à Anosy. Les instructions du dossier sont bouclées et les personnes impliquées devront ainsi comparaître devant la barre, ce jour. Hier, des militaires et d’autres civils, qui ont été mis sous contrôle judiciaire dans le cadre de cette affaire, ont été interpellés et emmenés à la maison centrale d’Antanimora, dont un ancien membre du Conseil supérieur de la Transition. Le procès s’annonce alors sous haute sécurité à l’instar des premières comparutions des impliquées en août dernier. La sécurisation sera, en effet, assurée par les éléments de la Direction régionale de la sécurité publique, a noté le préfet de police d’Antananarivo, joint au téléphone hier.

Cerveau. Le projet « Apollo 21 » a voulu renverser le régime. La procureure générale près la Cour d’appel d’Antananarivo, Berthine Razafiarivony, qui pilote l’enquête, l’a explicitement annoncé lors de sa première déclaration publique en août dernier. Vingt-et-une personnes ont été impliquées dans ce projet qui a provoqué l’indignation des partisans du régime. Le présumé cerveau, Paul Maillot Rafanoharana, un ancien officier de la gendarmerie française, a été placé sous mandat de dépôt à Tsiafahy avec Philippe François, un colonel d’infanterie de marine française. Les deux français sont soupçonnés d’être de connivence dans cette affaire qui a débusqué d’autres noms de militaires malgaches qui seraient également mouillés dans le projet. Et le nom du général à la retraite, ancien premier ministre de Didier Ratsiraka de surcroît, Victor Ramahatra, est également cité dans cette affaire. D’ailleurs ce dernier est sous mandat de dépôt depuis le mois d’août dernier.

Magasin d’armes. « Apollo 21 » a aussi impliqué d’autres cadres de l’armée et de la gendarmerie dont cinq généraux et quatre capitaines. Les généraux, quant à eux, ont écopé d’un contrôle judiciaire à l’issue des instructions des dossiers. Il s’agit, entre autres, d’un influent général de division de la gendarmerie qui a dernièrement assuré les fonctions de directeur de cabinet au Secrétariat d’Etat chargé de la Gendarmerie. Et d’un général de brigade, issu de l’armée, qui a détenu les clés du magasin d’armes de l’armée auprès de la Direction des matériels techniques du ministère de la Défense nationale, qui est basée au Capsat à Soanierana. Le chef d’escadron de la gendarmerie, qui tenait les rênes du groupement de sécurité et d’intervention spécialisée de la gendarmerie, mouillé également dans l’affaire, a été placé sous mandat de dépôt dans la toute nouvelle prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika.

Rija R.

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