Autoroute Tana-Tamatave :  » Les travaux débuteront bientôt « , affirme Andry Rajoelina

Faire de Madagascar un hub maritime et propulser Toamasina au rang de ports incontournables de l’Océan Indien et de l’Afrique australe. C’est l’objectif du président du régime Rajoelina. Hier, le Chef de l’Etat s’est rendu à Toamasina pour assister à la réception officielle de la première phase et procéder au lancement de la deuxième phase du projet d’extension du port local. Cette deuxième phase consiste notamment à ajouter 474m linéaire de quai au terminal à conteneurs (C4), à la revalorisation des anciens quais (C1, C2, C3), au prolongement du brise-lames (digue de protection) d’une longueur de 345m, mais également au revêtement du terre-plein de 18 Ha pour le stockage de conteneurs et l’aménagement des ouvrages de protection du littoral (5 jetées). 4 ans. C’est la durée prévue pour la réalisation de cette phase 2. En effet, les travaux d’extension du port de Toamasina seront terminés en 2026. Mais à entendre le Directeur général de la Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina (SPAT), une partie du quai C4 sera opérationnelle d’ici au mois d’octobre 2023. L’objectif pour cette extension est de multiplier par trois le trafic au niveau du port de Toamasina, soit un million de conteneurs, mais aussi d’offrir la possibilité de recevoir des navires de 16 m de tirant d’eau. La réalisation de ce projet est le fruit de la coopération étroite entre l’Etat malgache et le gouvernement japonais. D’ailleurs, durant sa prise de parole, l’ambassadeur du Japon SEM Higuchi Yoshihiro a annoncé que les travaux vont être réalisés par deux entreprises japonaises qui sont Penta Océan Construction et Daiho Corporation. Ces deux entreprises ont répondu à l’appel d’offres international lancé par la SPAT. Le budget de réalisation de cette deuxième phase de l’extension du port de Toamasina s’élève à 639 millions de dollars dont 411 millions en prêt à taux concessionnel, octroyé par le Japon. La contribution de l’Etat malgache sera en revanche de 228 millions de dollars.  » Le Japon sera aux côtés de Madagascar pour atteindre les objectifs de l’émergence et de la modernisation du pays « , a déclaré le diplomate japonais. Quant à lui, le président Andry Rajoelina a soutenu qu’il s’agit de l’un des plus grands projets jamais réalisés à Madagascar. L’extension du port entraînera évidemment la création de milliers d’emplois directs et indirects. Le Chef de l’Etat estime aussi que ce projet réduira considérablement le coût des produits de premières nécessités et de toutes les marchandises importées. En effet, cette extension répond à la mise en œuvre des velirano 7 et 11 qui consistent à l’industrialisation et à la modernisation de Madagascar. Durant cette cérémonie, le président Andry Rajoelina a aussi annoncé que les travaux de construction d’une autoroute reliant Antananarivo à Toamasina, passant par Ambatondrazaka, débuteront bientôt. Les études relatives à la réalisation de ce projet d’envergure ont déjà été clôturées, a-t-il annoncé. Avec cette autoroute de 256 km, Tana-Tamatave se fera en 3h au maximum. Par ailleurs, il serait aussi question de la remise en état de la ligne de chemin de fer de 370 km reliant la Capitale à la ville du Grand port. Il convient de souligner en tout cas que la coopération entre Madagascar et le Japon est actuellement au beau fixe. Après cette cérémonie de lancement de la phase 2 de l’extension du port, l’ambassadeur du Japon et le ministre des Affaires étrangères Patrick Rajoelina ont procédé à la signature et l’échange de notes sur le Programme de développement économique et social, relatif à l’acquisition de matériels et d’engins pour la maintenance des routes. Il s’agit d’une enveloppe de 500 millions de yens, soit 4,8 millions USD. Cette somme sera affectée au ministère des Travaux publics pour l’entretien routier. Dans l’après-midi, le président de la République a visité la pépinière géante d’Ampandroantsiriry, dans la commune d’Antetezambaro. Établie sur une superficie de 1,5 Ha, cette pépinière a une capacité de deux cycles de production dont 1 350 000 plants par cycle. À cette occasion, Andry Rajoelina a lancé un appel pour un reboisement massif et à grande échelle. Accompagné de son épouse Mialy Rajoelina, le chef de l’Etat s’est ensuite rendu à Analamalotra pour constater de visu la réalisation de nombreux projets socio-économiques initiés par l’Archidiocèse de Toamasina. Le couple présidentiel a notamment visité le chantier de construction du Grand Séminaire de l’Archidiocèse à Analamalotra dont les travaux ont débuté le 23 janvier dernier. Ils ont ensuite visité le foyer filles-mères Victoire Rasoamanarivo ainsi que le centre médical Le Bon Samaritain à Betainomby. Ledit foyer a pour vocation d’accueillir les femmes victimes de violences pour leur prodiguer un accompagnement spirituel, psychologique, juridique mais aussi et surtout pour former et sensibiliser les jeunes filles-mères afin d’accroître leur niveau de connaissance pour leur réinsertion sociale ainsi que leur permettre d’atteindre l’autonomie grâce à des activités génératrices de revenus. Outre sa contribution à l’amélioration de la santé publique, le centre médical du Bon Samaritain prend également en charge les soins des patientes victimes d’abus, recueillies par le foyer mères-filles Victoire Rasoamanarivo. Le président Andry Rajoelina a loué les initiatives de l’Archidiocèse de Toamasina et a encouragé l’Église dans ses activités en faveur de la population. Le Chef de l’Etat a clôturé sa journée marathon par une rencontre à huis clos avec le Cardinal Désiré Tsarahazana. Jusqu’à l’instant où nous mettons cet article sous presse, aucune information n’a filtré de cette rencontre.

Davis R

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