Portrait : Fanjasoa Rakotondrahaja, une chanteuse d’exception

Fanja, une chanteuse qui a plus d’une corde à son arc. (Photo Kelly)
Fanja, une chanteuse qui a plus d’une corde à son arc. (Photo Kelly)

Pop, soul, blues, jazz, R&B, électro, variétés, batrelaka… Fanja est l’une des rares chanteuses qui maîtrise tous les rythmes, aussi bien traditionnels que modernes.
Demandez-lui de chanter du kalon’ny fahiny, vous aurez droit à une magnifique interprétation de ces chansons typiques des Hauts plateaux. Mettez-la avec des chanteurs de variétés, elle s’adaptera. Si vous la sollicitez pour mettre de l’ambiance, elle n’aura aucun mal à faire danser le public. Jazzy, groovy, rythmes typiques… Fanja est un caméléon qui excelle aussi bien dans le beko que dans la soul ou le blues. Elle multipliera d’ailleurs les expériences mais ne réussira pas à se faire un nom dans la jungle musicale, du moins pas encore.
A 6 ans. Dans sa famille, la musique se conjugue au pluriel. Dès son enfance, Fanja Rakotondrahaja de son vrai nom baigne dans le milieu artistique. Petite fille d’une célèbre organiste et joueuse d’harmonium et fille d’un compositeur, elle hérite du sens artistique de ses parents. A 6 ans, elle intègre Tiana & Fanja. Une chorale de son quartier. Passionnée et attentive, elle apprend vite. A 15 ans, elle a déjà la voix d’une diva. Remarquée pour sa puissance et sa qualité vocale, la jeune femme entrera vite dans le milieu professionnel. Pas en tant que lead vocal mais choriste. Et si d’autres sont plus sélectives, elle a accepté de collaborer avec des artistes venus de divers horizons musicaux, allant de Rolf à Ny Ainga, passant par Jarifa. Non satisfaite de son parcours, elle collaborera également avec Monika Njava. Malgré son talent, la jeune femme reste encore méconnue, du moins, du grand public. En 2006, elle partagera la scène avec son mari qui n’est autre que le guitariste Miary Lepiera. Ils se produiront en duo. Malgré l’originalité de ses compositions, le duo a du mal à percer. Deux ans plus tard, la chanteuse forme GPP (groove power project) avec son mari et Monja Manitsindava, une figure marquante du Sud. Fusionnant beko, batrelaky, électro et techno, le trio révolutionne le monde musical. Le projet n’aura malheureusement pas de suite. Fanja s’oriente donc vers des styles qui reflètent sa personnalité et la définissent. Elle mélangera donc pop, soul, blues, jazz, R&B, électro à des sonorités typiques malgaches. Sélectionnée par Charles Morin Pôty, elle reprendra également les rênes du groupe Feon’Ala. Entre temps, elle accompagne Miary Lepiera dans ses aventures musicales. Aventure qui est encore très loin de son dénouement.
Mahetsaka

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