Portrait : Luis Miguel Sánchez Cerro, le « malgache » président du Pérou

Luis Miguel Sánchez Cerro, descendant d’esclaves malgaches
La dépouille du président du Pérou (1930–1933), après son asssassinat.

Le « Cholo », le métis, Luis Miguel Sánchez Cerro a présidé le Pérou de 1930 à 1933. Il avait la particularité d’être un descendant d’esclaves malgaches, déportés vers la « Piura ». Au nord-ouest de ce pays, c’est une région maritime. D’ailleurs, dans ce pays, il était surnommé « Mangache ».

D’après sa « catégorie », « cholo », Luis Miguel Sánchez Cerro avait donc des parents espagnols. Les colons espagnols ont instauré un système de classification, qui les mettait au premier rang ;  tandis que les métis se trouvaient à la seconde catégorie, puis les « noirs » et les indigènes.

C’est sans doute à cause de son ascendance familiale qu’il a pu recevoir une éducation et plus de privilèges que les autres. Par ailleurs, il a toujours revendiqué ses racines malgaches. La trace de celles-ci est restée jusqu’à maintenant au Pérou.

Puisque là-bas se trouve encore l’« Hacienda Malakasy ». Vestige de la traite négrière dont Madagascar, comme presque tous les pays africains, en a souffert. Alors, imaginer un jour qu’un « Malgache » puisse devenir un président de la République était presque impensable.

Tué en 1933 par les partisans du parti APRA, Luis Miguel Sánchez Cerro est décédé à 43 ans. Sa personnalité a été particulièrement controversée. Entre l’homme à l’idéologie fasciste, le dirigeant apprécié de la majorité, le dictateur parfois sanguinaire…les historiens débattent encore de ce sujet.

Militaire de formation, il avait la « révolution » dans le sang. Et même avant de devenir président, il a connu des péripéties à cause de ses déclarations sulfureuses contre les dirigeants de l’époque. Il arrive alors à la présidence du Pérou après un coup d’État en 1930.

Recueillis par Maminirina Rado

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