Sillon du passé : Les luttes des années 1950 dans la partie Nord de Madagascar

Pendant que les loyalistes occupent les siègent politique de Diégo-Suarez, des relayeurs du mouvement anticolonialiste et nationaliste se réveillent. Cette fois-ci, ce ne sont pas les leaders politiques, mais les syndicalistes et la génération des années 20 formés par le nationalisme qui reprennent le flambeau de la lutte anticolonialiste. Même s’ils ne détiennent aucun siège pour s’exprimer, les anticolonialistes ne perdent pas espoir.

Nombreux d’entre eux sont d’ailleurs membres de Cosoma en 1950.

Dans le Nord de Madagascar les revendications ont trois visages : la revendication syndicale qui est effective sur le plan social ; les ouvriers de l’arsenal de Diégo Suarez orchestré par le Réunionnais Francis Sautron et l’amnistie des prisonniers politiques avec la création de l’implantation du Cosoma. Mais également les échos des demandes des gardiens de la tradition et les gouverneurs du Nord comme Ambanja, Nosy-Bé, Ambilobe, de faire de cette partie de l’île une région autonome, voire une province détachée de celle de Majunga.

Le début des années cinquante est une période de réveil du mouvement nationaliste à Madagascar en général et à Diégo Suarez en particulier. Il est vrai que les leaders politiques sont toujours enfermés dans les barbelés de Nosy lava, mais le syndicalisme participe entièrement dans des luttes qui au début étaient sous forme sociale, c’est-à-dire, des revendications pour une augmentation de salaire, et pour avoir une vie meilleure, voire similaire à celle des européens. Les ouvriers autochtones se sentent exploités par leurs employeurs. Diégo est une ville industrielle avec l’arsenal qui fait travailler des milliers d’ouvriers.

L’amnistie des prisonniers politiques est un sujet très discuté, et est un débat tout au long du début des années 50. Une association est créée par Gisèle Rabesahala pour aider les prisonniers politiques. Aussi bien matériellement que moralement, c’est le Comité de Solidarité de Madagascar. Ce comité s’implante alors rapidement dans la Grande Île.

Iss Heridiny

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